24 mars 2014 / 16:38 / dans 4 ans

Le DG de la première banque russe évoque une récession

MOSCOU (Reuters) - Le directeur général de Sberbank, la première banque de Russie, a évoqué lundi une menace de récession pour le pays si les sorties de capitaux s‘intensifiaient.

German Gref, Le directeur général de Sberbank, la première banque de Russie, a évoqué lundi une menace de récession pour le pays si les sorties de capitaux s'intensifiaient. /Photo prise le 24 mars 2014/REUTERS/Sergei Karpukhin

La croissance sera sans doute nulle si les sorties de capitaux atteignent 100 milliards de dollars (72,5 milliards d‘euros), a dit German Gref lors d‘un point de presse.

“La situation actuelle a un impact négatif sur l‘économie mondiale, à la fois en Russie et en Europe”, a-t-il dit.

Selon le patron de Sberbank, qui ne prévoit pas de modifier son plan d‘activité pour intégrer le risque de récession, le montant des capitaux ayant quitté la Russie sur les deux premiers mois de l‘année dépasse les 25 milliards d‘euros.

Ce chiffre s‘est encore accéléré en mars, à en croire le vice-ministre de l‘Economie Andreï Klepatch, qui a avancé lundi une prévision de 47 à 51 milliards d‘euros pour les trois premiers mois de l‘année.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Russie a augmenté de 0,3% en février en rythme annuel contre +0,7% en janvier, a par ailleurs annoncé Andreï Klepatch. Le vice-ministree a dit s‘attendre à un PIB “autour de zéro” pour l‘ensemble du premier trimestre.

Le gouvernement russe a admis pour la première fois la semaine dernière que son économie était en crise, contredisant des déclarations antérieures assurant qu‘une croissance même ralentie pourrait absorber le choc de sanctions consécutives au référendum en Crimée.

De nombreux économistes prédisent une entrée de la Russie en récession et ils sont nombreux à avoir révisé à la baisse leurs prévisions de croissance à la suite de la pire confrontation entre la Russie et l‘Occident depuis la chute du Mur de Berlin.

A Moscou, les marchés ont vu ces dernières semaines s‘évaporer des milliards d‘euros. Quant à la Banque de Russie, elle a dû puiser plus de 11 milliards d‘euros dans ses réserves pour soutenir le rouble.

Parmi les 20 proches de Vladimir Poutine sanctionnés la semaine dernière par Washington figurent les patrons de deux banques russes: les frères Boris et Arkady Rotenberg, copropriétaires de SMP, ainsi que le président et principal actionnaire de la banque de Saint-Pétersbourg Bank Rossiya, Iouri Kovaltchouk.

SMP a annoncé cette semaine que près de 180 millions d‘euros avaient été retirés par des déposants depuis l‘annonce des sanctions tandis que Bank Rossiya a demandé pour sa part à ses clients

Oksana Kobzeva, Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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