24 mars 2014 / 11:34 / dans 4 ans

La reprise continue dans la zone euro, avec la France

LONDRES (Reuters) - La croissance du secteur privé a très légèrement ralenti dans la zone euro en mars par rapport au plus haut niveau depuis deux ans et demi observé en février, sans modifier une tendance générale à la reprise de l‘activité à laquelle participe enfin la France.

L'INDICE PMI COMPOSITE DANS LA ZONE EURO

Les principaux résultats préliminaires, publiés lundi, des enquêtes réalisées par le bureau d‘études Markit auprès des directeurs d‘achat en France, en Allemagne et en zone euro indiquent même une amélioration des perspectives de reprise en raison de chiffres meilleurs qu‘attendu de la France, dont le secteur privé a renoué avec la croissance.

“La dynamique de la reprise se confirme. L‘un des signes encourageants qu‘en tireront les décideurs politiques est que le phénomène s‘élargit pour inclure la France”, commente Chris Williamson, économiste chez Markit.

Pour l‘ensemble de la zone euro, l‘indice PMI composite, qui combine l‘industrie et les services, a reculé à 53,2 après avoir atteint 53,3 en février. L‘estimation moyenne des économistes pour le mois de mars était un chiffre inchangé.

Les indices du secteur manufacturier et des services ont également très légèrement reculé tout en restant au-dessus du seuil de 50 à partir duquel ils rendent compte d‘une croissance.

L‘indice manufacturier est ressorti à 53,0, soit conforme aux estimations, contre 53,2 en février.

L‘indice des services suit la même tendance à 52,4 contre 52,6 en février. Les économistes attendaient pour le mois de mars un chiffre inchangé.

Pour l‘Allemagne, l‘indice PMI composite a reculé à 55,0 après avoir atteint 56,4. Il revient ainsi à son plus bas niveau depuis décembre mais n‘en dépasse pas moins le seuil de 50 pour le 11e mois consécutif.

Toujours pour l‘Allemagne, l‘indice du secteur manufacturier a reculé à 53,8 contre 54,8, en-deçà du consensus qui était à 54,6 et à son plus bas niveau depuis quatre mois. Même tendance pour les services avec un indice PMI flash à 54,0 contre 55,9, alors que l‘estimation moyenne des économistes était de 55,5.

BONNES NOUVELLES DE FRANCE

Si l‘Allemagne continue de mener la reprise en Europe malgré son léger coup de frein en mars, la bonne surprise pour la zone euro vient de France, souligne Chris Williamson.

“C‘est de la France que viennent les meilleures nouvelles, l‘économie française semblant bénéficier à son tour de la reprise de la zone euro”, note-t-il.

L‘indice PMI composite pour la France s‘est inscrit en mars à 51,6 dans sa version flash, son plus haut niveau depuis 31 mois, contre 47,9 en février.

L‘indice du secteur des services a également repassé la barre des 50, à 51,4 après 47,2 en février, alors qu‘il était attendu à 47,5 en moyenne par les économistes.

Celui du secteur manufacturier a lui aussi augmenté pour atteindre 51,9 contre 49,7 en février. Les économistes l‘anticipaient à 49,8 en moyenne.

“S‘il n‘indique pour l‘heure qu‘une stabilisation de la conjoncture dans le secteur privé français au premier trimestre, l‘indice PMI se redresse néanmoins à un plus haut de deux ans et demi en mars, permettant d‘espérer une véritable reprise économique dans l‘Hexagone au deuxième trimestre”, commente Chris Williamson.

Pour la zone euro dans son ensemble, les derniers chiffres de Markit suggèrent une croissance économique de 0,5% ce trimestre, soit plus que les 0,3% prédits ce mois-ci dans une enquête Reuters.

La plus forte période de croissance de l‘économie de la zone euro depuis le premier semestre 2011 se poursuit donc avec une progression à la fois de l‘activité dans le secteur des services et de la production du secteur manufacturier.

L‘activité globale s‘améliore, le volume des nouvelles affaires augmentes et l‘emploi progresse également un peu avec les premiers signes de créations de postes dans la zone euro depuis fin 2011.

Principale ombre au tableau, les tensions sur les prix qui continuent de fléchir avec une inflation des prix des achats à son plus bas depuis neuf mois et la plus forte baisse des prix de vente moyens depuis juillet 2013.

Cette baisse persistante des prix, qui s‘explique notamment par le souci des entreprises d‘améliorer leur compétitivité pour remporter des contrats, attise les inquiétudes, explique Chris Williamson.

“La nouvelle baisse des prix de vente des fabricants et des prestataires de services en mars reste le dernier argument en faveur d‘une intensification des politiques de relance, surtout si le taux de croissance de l‘activité globale se replie de nouveau en avril”, conclut l‘économiste de Markit.

Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison

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