20 mars 2014 / 18:59 / il y a 4 ans

Wall Street s'attend à des gains modestes en 2014

Un climat international tendu et la réduction par la Fed de ses rachats d'actifs limiteront la progression du marché boursier américain jusqu'à la fin de l'année, selon la dernière édition de l'enquête trimestrielle Reuters./Photo prise le 20 mars 2014/REUTERS/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - Un climat international tendu et la réduction par la Fed de ses rachats d‘actifs limiteront la progression du marché boursier américain jusqu‘à la fin de l‘année, montre la dernière édition de l‘enquête trimestrielle Reuters publiée jeudi.

Après un bond de 30% de l‘indice de référence S&P 500 l‘an dernier, de nombreux investisseurs s‘attendaient à une correction, d‘autant plus que la croissance des bénéfices a quitté les sommets du cycle en cours.

Malgré cela, le recul des actions a été modeste sur le marché américain et vite compensé par l‘appétit des acheteurs.

Le S&P 500 devrait grimper à 1.950 points d‘ici à la fin de l‘année, selon une prévision médiane de 33 stratégistes interrogés au cours de la semaine passée. Cela représenterait une hausse de 5,5% par rapport à son niveau de fin 2013 et de 4,8% par rapport à son niveau de mercredi en clôture.

Les tensions en Ukraine et le ralentissement de la croissance chinoise ont atteint le moral des investisseurs, mais pas tant que cela. La cible de 1.950 points pour le S&P est ainsi légèrement supérieure aux 1.925 points attendus lors de la précédente enquête Reuters, en décembre.

Ce serait tout de même la plus faible progression annuelle depuis 2011, année au cours de laquelle l‘indice n‘avait pratiquement pas bougé.

“Traditionnellement, lorsque la Fed arrive au stade où elle normalise sa politique, cela ne signifie pas la fin d‘un cycle haussier pour les marchés et nous nous attendons tôt ou tard à une reprise de la marche en avant, probablement plus tard dans l‘année”, a expliqué Barry Knapp, directeur exécutif pour l‘étude boursière chez Barclays Capital à New York.

La Fed a annoncé en décembre dernier une réduction de sa politique de rachat d‘actifs, qui avait largement contribué à stimuler les marchés. Elle a laissé entendre mercredi, alors que l‘enquête Reuters était terminée, qu‘elle mettrait un terme à sa stratégie d‘assouplissement quantitatif à l‘automne et que ses taux directeurs pourraient remonter au premier semestre 2015.

DES INDICATEURS MITIGÉS

Le S&P 500 devrait progresser seulement de 2,5% d‘ici à la fin du premier trimestre 2014 par rapport à son niveau de fin 2013, selon l‘enquête Reuters.

Quant à l‘indice Dow Jones, les stratégistes interrogés par Reuters s‘attendent à le voir grimper de 4,4% par rapport à son niveau de fin décembre, pour atteindre 17.300 points à la fin de l‘année en cours.

Des indicateurs mitigés, comme celui des mises en chantier de logements, en baisse pour le troisième mois consécutif en février, ont fait craindre à certains que la Fed ait freiné sa politique de rachats d‘actifs trop tôt.

De nombreux économistes et la nouvelle présidente de la Fed, Janet Yellen, ont toutefois fait valoir qu‘un hiver rigoureux expliquait en grande partie ces indicateurs décevants.

La croissance relativement solide de l‘économie américaine au quatrième trimestre 2013 (2,4% en rythme annualisé en deuxième estimation) est de nature à apaiser les craintes des investisseurs pour des actions dont le cours est au plus haut depuis 2008.

La croissance des bénéfices est attendue à 8,7% en 2014, soit davantage que les +6,2% de 2013, ce qui devrait suffire pour étayer les cours, estiment certains stratégistes.

“La juste manière de définir le marché, ce n‘est pas qu‘il est peu cher mais qu‘il est au juste prix, et nous nous attendons à un léger avantage en termes de valorisation pour le reste de l‘année, en grande partie grâce à la croissance des bénéfices”, estime Dan Suzuki, responsable de la stratégie actions chez Bank of America Merrill Lynch à New York.

Le ratio cours/bénéfices sur l‘année à venir du S&P 500 est maintenant autour de 15,5 contre 13,1 début 2013, selon les données Thomson Reuters.

De nombreux stratégistes interrogés pour l‘enquête Reuters n‘en font pas moins valoir que les marchés des pays émergents restent plus rentables que ceux des pays développés, même s‘ils sont plus risqués.

Patrick Vignal pour le service français

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