13 mars 2014 / 06:44 / dans 4 ans

Eurotunnel, pour ses 20 ans, s'offre un avenir confiant

PARIS (Reuters) - Vingt ans après l‘inauguration du tunnel sous la Manche, son exploitant, Eurotunnel, a annoncé jeudi être pour la première fois confiant dans son avenir avec des objectifs renforcés de rentabilité, récoltant les fruits d‘une fréquentation record et de son activité de fret ferroviaire.

Vingt ans après l'inauguration du tunnel sous la Manche, son exploitant, Eurotunnel, a annoncé jeudi être pour la première fois confiant dans son avenir avec des objectifs renforcés de rentabilité, récoltant les fruits d'une fréquentation record et de son activité de fret ferroviaire. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol

Le tunnel, dont les deux tiers des clients sont des Britanniques rejoignant le Continent, a bénéficié de la reprise économique au Royaume-Uni en 2013 et a enregistré une solide activité en février 2014, à la suite des tempêtes à répétition qui ont fortement perturbé la navigation des ferries.

Le PDG Jacques Gounon, arrivé à la tête d‘Eurotunnel en mars 2007 à la suite de la restructuration du groupe alors en péril, ne cache pas son soulagement, disant anticiper une nouvelle hausse du dividende en 2014 et 2015 après celle de 25% à 0,15 euro par action au titre de 2013.

Introduit en Bourse en 1987, le groupe n‘a versé son premier dividende qu‘au titre de l‘exercice 2008, après une restructuration massive de sa dette.

“Pour la première fois dans l‘histoire agitée d‘Eurotunnel, nous estimons que la situation du groupe est tout à fait satisfaisante et qu‘on a confiance dans l‘avenir”, a dit Jacques Gounon à des journalistes.

Eurotunnel vise pour 2014 un excédent brut d‘exploitation (Ebitda) en hausse à 460 millions d‘euros contre 449 millions en 2013, avec en ligne de mire un niveau d‘au moins 500 millions en 2015, notamment en continuant à améliorer la rentabilité de son pôle de fret ferroviaire, Europorte.

Ses objectifs sont cohérents avec le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui prévoit un Ebitda de 521 millions d‘euros pour 2015, après 482 millions cette année.

INVESTISSEMENTS DANS LE FRET

L‘Ebitda d‘Eurotunnel pourrait en effet bénéficier de l‘arrêt de son service de ferries toujours déficitaire MyFerryLink, si la Commission de la concurrence britannique l‘y contraignait dans une décision dont les premières conclusions sont attendues en fin de semaine prochaine.

MyFerryLink, issu du rachat de l‘ex-compagnie de ferries SeaFrance en 2012, a quasiment doublé sa perte d‘exploitation à 22 millions d‘euros l‘an passé et devrait perdre encore de l‘ordre de 15 millions en 2014 avant d‘atteindre l‘équilibre en 2015 si elle poursuit son activité, a expliqué Jacques Gounon.

Mais même déficitaires, ces ferries permettent cependant à Eurotunnel de pallier les pics de fréquentation, sans avoir à envisager de commander de nouvelles navettes passagers en plus des neuf actuelles, notamment faute d‘avoir identifié un constructeur valable, a expliqué Jacques Gounon.

Le groupe avait annoncé en janvier une fréquentation record en 2013, les trains d‘Eurostar ayant dépassé le seuil des dix millions de passagers.

Eurotunnel compte en revanche investir désormais 70 millions d‘euros par an dans le fret, en achetant trois nouvelles navettes de camions pour porter leur nombre à 18.

L‘action Eurotunnel a clôturé mercredi quasiment inchangée à 8,618 euros, donnant une capitalisation de 4,74 milliards. Elle a pris 12,8% depuis le début de l‘année, après un bond de 30,8% en 2013, surperformant largement le CAC-40.

édité par Gwénaëlle Barzic

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