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International

USA 2020: McConnell promet un transfert du pouvoir en douceur après le 3 novembre

WASHINGTON (Reuters) - Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat américain, a assuré jeudi que le transfert des pouvoirs aurait lieu en douceur, après l’élection présidentielle du 3 novembre, ce que Donald Trump avait refusé de garantir la veille.

Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat américain, a assuré jeudi que le transfert des pouvoirs aurait lieu en douceur, après l'élection présidentielle du 3 novembre, ce que Donald Trump avait refusé de garantir la veille. /Photo prise le 22 septembre 2020/REUTERS/Joshua Roberts

“Le vainqueur de l’élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier. Il y aura une transition ordonnée comme il y en a tous les quatre ans depuis 1792”, écrit-il sur Twitter.

D’autres élus républicains ont promis une transition conforme à la Constitution, après les propos du président, mais aucun ne s’en ait ouvertement offusqué.

“Le transfert en douceur du pouvoir est inscrit dans notre Constitution et il est essentiel à la survie de notre République. Les dirigeants américains prêtent serment sur la Constitution. Nous respecterons ce serment”, promet Liz Cheney, qui dirige la Conférence républicaine de la Chambre des représentants, également sur Twitter.

Selon le sénateur Marco Rubio, ancien candidat républicain à la présidentielle, le scrutin du 3 novembre, qui mettra Donald Trump aux prises avec le démocrate Joe Biden, sera légitime, juste et conforme à plus de deux siècles d’histoire.

“Cela peut prendre plus de temps que d’habitude pour connaître le résultat, mais ce sera un résultat valable”, ajoute-t-il sur le même canal.

“Rien ne définit mieux notre République constitutionnelle que la transition pacifique du pouvoir. J’ai fait le serment de soutenir et de défendre la Constitution, et je respecterai ce serment”, écrit quant à lui le député Steve Stivers.

Prié de dire s’il était prêt à céder le pouvoir sans réserve en cas de défaite, l’actuel locataire républicain de la Maison blanche a répondu mercredi : “Nous allons voir ce qui va se passer”, et a dit s’attendre à ce que l’issue du scrutin soit tranché par la Cour suprême.

Donald Trump, devancé par Joe Biden dans les sondages nationaux, a régulièrement mis en doute la légitimité de l’élection du 3 novembre, affirmant sans preuve que le vote par voie postale allait donner lieu à des fraudes et “truquer” le scrutin.

Il sera jeudi en campagne à Jacksonville, en Floride, un Etat capital dans la bataille présidentielle, à l’avant-veille de l’annonce de son choix pour la succession de Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême et figure de proue du camp progressiste, décédée la semaine dernière.

Ce choix, qui sera annoncé samedi à 21h00 GMT, sera pour lui l’occasion de porter la majorité conservatrice à la Cour à six juges contre trois et de changer en profondeur le visage de la société américaine.

Susan Heavey et Doina Chiacu, version française Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Michel Bélot

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