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International

USA: Trump refuse de dire s'il cédera pacifiquement le pouvoir en cas de défaite

Le président américain Donald Trump a refusé mercredi de s'engager à une passation pacifique du pouvoir s'il venait à s'incliner face à son rival démocrate Joe Biden lors de l'élection présidentielle du 3 novembre, et il a dit s'attendre à ce que la Cour suprême décide de l'issue du scrutin. /Photo prise le 22 septembre 2020/REUTERS/Carlos Barria

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Donald Trump a refusé mercredi de s’engager à une passation pacifique du pouvoir s’il venait à s’incliner face à son rival démocrate Joe Biden lors de l’élection présidentielle du 3 novembre, et il a dit s’attendre à ce que la Cour suprême décide de l’issue du scrutin.

A la question de savoir s’il s’engageait à une passation pacifique du pouvoir en cas de défaite, l’actuel locataire républicain de la Maison blanche a répondu aux journalistes: “Nous allons devoir voir ce qu’il va se passer”.

Donald Trump, devancé par Joe Biden dans les sondages nationaux, a régulièrement mis en doute la légitimité de l’élection du 3 novembre, affirmant sans preuve que le vote par voie postale allait donner lieu à une fraude et “truquer” l’issue du scrutin.

Les démocrates ont encouragé les électeurs à voter par courrier pour des raisons de sécurité sanitaire du fait de l’épidémie de coronavirus. Des millions d’Américains, dont une grande partie de l’armée, ont transmis sans problèmes des bulletins par correspondance pendant des années.

S’exprimant devant les journalistes dans le Delaware, Joe Biden a qualifié d’”irrationnels” les commentaires de Donald Trump sur la passation de pouvoir.

Mitt Romney, l’un des rares critiques de Donald Trump dans les rangs républicains au Sénat, a écrit sur Twitter: “La passation pacifique du pouvoir est fondamentale à la démocratie; sans cela, c’est la Biélorussie. Toute suggestion qu’un président pourrait ne pas respecter cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable”.

Donald Trump, qui cherche à pouvoir rapidement le siège laissé vacant à la Cour suprême par le décès de Ruth Bader Ginsburg vendredi, a déclaré dans la journée qu’il pensait que l’issue de l’élection se déciderait devant la plus haute juridiction du pays.

“Je pense qu’il est très important d’avoir neuf juges”, a ajouté le président républicain, qui a prévu d’annoncer samedi son choix pour le siège vacant.

Si le Sénat - où les républicains sont majoritaires - confirme le candidat de Donald Trump avant le scrutin du 3 novembre, la majorité conservatrice à la Cour suprême sera portée à six juges contre trois, compliquant la tâche des démocrates en cas de litige sur les résultats.

Jeff Mason, Eric Beech, Trevor Hunnicutt et Michael Martina; version française Jean Terzian

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