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International

De profondes divergences entre négociateurs afghans et taliban

Négociations entre taliban et le gouvernement afghan à Doha, au Qatar. Les positions du gouvernement afghan et celles des taliban restent très éloignées, y compris sur les aspects les plus élémentaires des négociations qu'ils ont entamées il y a une semaine, constatent plusieurs observateurs. /Photo prise le 12 septembre 2020/REUTERS/Ibraheem al Omari

KABOUL (Reuters) - Les positions du gouvernement afghan et celles des taliban restent très éloignées, y compris sur les aspects les plus élémentaires des négociations qu’ils ont entamées il y a une semaine, constatent plusieurs observateurs.

Les insurgés refusent toujours l’instauration d’un cessez-le-feu, si bien que le conflit se poursuit, comme en témoigne la mort d’une quarantaine de personnes tuées la semaine dernière dans des attaques perpétrées par les taliban.

Pour le gouvernement afghan, la réussite de ces négociations est impérative puisqu’il sera privé à partir de mai prochain de l’appui militaire des forces étrangères présentes sur le territoire.

Depuis le 12 septembre et l’ouverture à grand spectacle des négociations à Doha sous le patronage des Etats-Unis, les deux parties n’ont su s’accorder que sur un point, celui de leurs profonds désaccords.

“Nous parlons à un camp qui est dur et inflexible si bien que rien n’avance”, affirme un négociateur afghan.

“La première semaine a montré l’ampleur de la complexité des discussions, dont la moindre n’est pas la question du futur système politique”, souligne Graham Smith, un analyste indépendant qui suis les négociations de près.

Lorsqu’ils étaient au pouvoir, les “étudiants en religion” ont pacifié le pays tout en instaurant un régime islamiste dont les femmes ont été les principales victimes.

Les taliban affirment désormais qu’ils respecteront leurs droits, tout en les maintenant dans le cadre de la charia, la loi islamique, mais de nombreuses femmes qui ont grandi à l’époque où les extrémistes religieux gouvernaient le pays ont des doutes sur cette soudaine conversion.

Selon trois diplomates proches des discussions, Kaboul et les taliban divergent sur l’interprétation de la loi islamique, notamment en matière de répression des crimes et des délits, les droits des femmes et la liberté d’expression.

Abdul Qadir Sediqi Hamid Shalizi; avec Rupam Jain à Bombay Mumbai, Jibran Ahmad à Peshawar, Ahmad Sultan à Jalalabad; version française Nicolas Delame

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