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International

Coronavirus: L'Asie affronte une deuxième vague avec des reconfinements

SYDNEY (Reuters) - Confrontés à une deuxième vague de contaminations par le nouveau coronavirus, plusieurs pays d’Asie réinstaurent des restrictions pour tenter de contenir la propagation de l’épidémie de COVID-19.

Confrontés à une deuxième vague de contaminations par le nouveau coronavirus, plusieurs pays d'Asie réinstaurent des restrictions pour tenter de contenir la propagation de l'épidémie de COVID-19. /Photo prise le 9 juillet 2020/REUTERS/Eloisa Lopez

En Chine continentale, les nouvelles contaminations non liées à des voyageurs étrangers ont atteint un plus haut depuis début mars, avec 57 infections domestiques sur un total de 61 nouveaux cas recensés pour la journée de dimanche.

A Hong Kong, les autorités locales ont annoncé lundi la mise en place de restrictions supplémentaires pour une semaine à partir de mercredi, dont une interdiction des rassemblements de plus de deux personnes, l’interdiction totale pour les restaurants d’accueillir du public et l’obligation du port du masque dans les lieux publics, y compris en extérieur.

L’interdiction de la fréquentation des restaurants est une première à Hong Kong, qui a enregistré depuis janvier plus de 2.600 cas de contaminations par le nouveau coronavirus, dont 19 décès.

De leur côté, les autorités australiennes ont prévenu que le confinement de six semaines en vigueur dans certaines parties de l’Etat de Victoria, dans le sud-est du pays, pourrait être prolongé. Cet Etat, le deuxième le plus peuplé du pays, a fait état lundi d’un total de 532 nouveaux cas de contamination enregistrés en 24 heures, portant le bilan national quotidien à 549, un plus haut depuis le début de l’épidémie dans le pays.

VERS UNE INCITATION AU TÉLÉTRAVAIL AU JAPON

Au Japon, jusqu’ici relativement épargné par des foyers massifs de contamination, la crainte d’une deuxième vague s’est accrue avec les progressions record du nombre de nouvelles infections observées la semaine dernière à Tokyo (239 cas dimanche) et dans d’autres grandes villes.

Le ministre japonais de l’Economie Yasutoshi Nishimura a déclaré lundi lors d’une réunion en visioconférence avec les gouverneurs provinciaux que le gouvernement appellerait les entreprises nipponnes à viser 70% de télétravail et à accentuer les autres mesures de distanciation sociale, comme un échelonnement des périodes de travail ou l’incitation à éviter les rassemblements entre collègues après le travail pour un verre ou un dîner.

Au Vietnam, où aucune contamination n’avait été recensée depuis plus de trois mois, quatre cas d’infection par le nouveau coronavirus ont été identifiés dans le courant du week-end à Da Nang, ville côtière touristique du centre du pays.

Le gouvernement a donc annoncé lundi avoir commencé l’évacuation de 80.000 personnes de cette ville, principalement des touristes vietnamiens. Cette opération devrait durer au moins quatre jours avec une centaines de vols quotidiens depuis Da Nang à destination de 11 autres villes du Vietnam.

PREMIER CAS EN CORÉE DU NORD ?

Aux Philippines, où les nouvelles contaminations ont explosé depuis le 1er juin - avec un total de 62.326 cas, dont 2.110 sur la seule journée de dimanche - la métropole de Manille songe à imposer de nouveau un confinement plus strict.

La résurgence de l’épidémie de COVID-19 devrait occuper une large place du discours annuel sur l’état de l’Union que doit prononcer le président Rodrigo Duterte ce lundi.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a annoncé ce week-end que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait déclaré l’état d’urgence et confiné la ville de Kaesong, frontalière de la Corée du Sud, après le retour d’une personne ayant fui au Sud trois ans auparavant et présentant des symptômes de COVID-19.

Si ce cas est confirmé, il s’agirait du premier officiellement reconnu par le régime nord-coréen.

En Corée du Sud voisine, le bilan quotidien des nouvelles infections a atteint samedi un pic depuis le 31 mars, avec 113 nouveaux cas. Jusqu’ici, l’épidémie y a fait 298 morts, pour un total de plus de 14.000 contaminations.

L’Indonésie devrait quant à elle franchir ce lundi la barre des 100.000 cas, dépassant la Chine comme premier pays d’Asie du Sud-Est en termes de contaminations et de décès recensés depuis le début de la pandémie.

Selon un bilan de Reuters, depuis l’émergence du SARS-CoV-2 en Chine en fin d’année dernière, plus de 16 millions de personnes ont été contaminées à travers le monde et 644.836 sont décédées.

Bureaux de Reuters en Asie, version française Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame

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