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International

En Ecosse, Johnson loue l'Union britannique et rejette les velléités d'indépendance

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a vanté jeudi la “force de l’Union”, profitant d’une visite en Ecosse pour exclure une nouvelle fois l’éventualité d’autoriser la tenue d’un nouveau référendum d’indépendance, sur fond de tensions croissantes entre Londres et Edimbourg.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a vanté jeudi la "force de l'Union", profitant d'une visite en Ecosse pour exclure une nouvelle fois l'éventualité d'autoriser la tenue d'un nouveau référendum d'indépendance, sur fond de tensions croissantes entre Londres et Edimbourg. /Photo prise le 22 juillet 2020/REUTERS/Hannah Mckay

Les relations entre les différentes composantes du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) se sont tendues avec le Brexit et la pandémie de coronavirus.

Le gouvernement à Edimbourg, favorable à l’indépendance de l’Ecosse - une option désormais soutenue par une courte majorité dans la population selon certains sondages - refuse de quitter l’Union européenne et accuse Boris Johnson d’avoir mal géré la crise sanitaire.

Dans ce contexte, Boris Johnson a mis en avant la force collective que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus a mise en exergue en Grande-Bretagne.

“L’Union est une institution incroyablement solide, elle a permis d’aider notre pays contre vents et marées. Elle a constitué un instrument très, très précieux pour nous permettre d’apporter du soutien à tout le monde à travers l’ensemble du Royaume-Uni”, a déclaré le Premier ministre à la presse après son arrivée à Orkney, un archipel situé au nord de l’Ecosse.

PAS DE NOUVEAU RÉFÉRENDUM

Interrogé sur l’éventualité d’un nouveau scrutin sur l’autodétermination, - l’Ecosse a rejeté cette option en 2014 -, Boris Johnson a une nouvelle fois exclu cette possibilité.

“Nous avons eu un référendum en 2014. Le résultat était sans appel et c’était, je pense, d’un commun accord, un événement unique.”

Un an après son arrivée à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britanniques, lors de laquelle il a réaffirmé sa volonté de rendre prospères toutes les régions du Royaume-Uni, Boris Johnson doit rencontrer lors de cette visite en Ecosse des dirigeants d’entreprises ainsi que du personnel militaire, qu’il remerciera pour ses services dans la lutte contre le coronavirus.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, qui ne devrait pas rencontrer Boris Johnson, lui a souhaité la bienvenue dans un message sur Twitter, tout en réaffirmant la volonté d’indépendance de son gouvernement semi-autonome et de son parti, le Parti nationaliste écossais (SNP).

“L’un des principaux arguments en faveur de l’indépendance est la possibilité pour l’Ecosse de prendre ses propres décisions, plutôt que de laisser son avenir entre les mains de politiciens que nous n’avons pas élus, qui nous conduisent sur une voie que nous n’avons pas choisie”, a-t-elle écrit sur Twitter, soulignant que la présence de Boris Johnson en Ecosse illustrait parfaitement ce point de vue.

William James, Elizabeth Piper et Angus MacSwan; version française Jean Terzian et Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse

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