July 14, 2020 / 2:25 PM / 22 days ago

Le parlement de l'Est libyen exhorte l'Egypte à intervenir

En photo, des membres des forces de sécurité fidèles au gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale. Le parlement de l'est de la Libye a appelé l'Egypte à intervenir sur le sol libyen pour contrer l'appui militaire de la Turquie au gouvernement d'entente nationale (GEN), basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale. /Photo prise le 6 juillet 2020/REUTERS/Ayman Sahely

TUNIS (Reuters) - Le parlement de l’est de la Libye a appelé l’Egypte à intervenir sur le sol libyen pour contrer l’appui militaire de la Turquie au gouvernement d’entente nationale (GEN), basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale.

La Chambre des représentants basée à Tobrouk a déclaré dans un communiqué que le soutien de l’Egypte était nécessaire pour repousser ce qu’elle qualifie d’invasion et d’occupation turque.

Depuis six ans, la Libye est coupée en deux, avec dans l’ouest le gouvernement d’entente nationale reconnu par la communauté internationale et dans l’est les forces rassemblées autour du maréchal Khalifa Haftar qui contrôlent la plupart des champs pétrolifères du pays.

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a déjà menacé de faire intervenir son armée sur le sol libyen si le gouvernement d’entente nationale et ses alliés turcs attaquaient à nouveau la ville côtière de Syrte, considérée comme la porte d’entrée vers les principaux terminaux pétroliers de Libye.

Le contrôle des ressources pétrolières libyennes est devenu l’un des principaux enjeux du conflit depuis que l’armée de libération nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar a imposé la fermeture, en début d’année, de gisements de pétrole et de ports.

Un premier signe de reprise des exportations légales de pétrole libyen depuis ce blocus a toutefois été observé vendredi lorsqu’un pétrolier, le Kriti Bastion, a été autorisé à accoster au port d’Es Sider pour remplir ses cuves avant de prendre la mer le lendemain.

Le maréchal Khalifa Haftar a néanmoins laissé entendre samedi que le blocage des exportations se poursuivrait.

La décision a été condamnée par la compagnie pétrolière nationale de Libye, qui a accusé dimanche les Emirats arabes unis d’avoir ordonné aux forces commandées par Khalifa Haftar de bloquer à nouveau les exportations de pétrole.

En vertu des accords internationaux, seule la National Oil Corp (NOC) peut en effet produire et exporter du pétrole, et les revenus doivent être versés à la Banque centrale de Libye.

Angus McDowall; version française Juliette Portala, édité par Bertrand Boucey

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