April 29, 2020 / 4:50 AM / a month ago

Liban: Heurts lors de manifestations contre le coût de la vie, un mort

Des manifestations contre les difficultés économiques croissantes au Liban ont éclaté à Tripoli, ville portuaire du nord du pays située à 80 km de la capitale Beyrouth, et se sont étendues mardi à d'autres villes, donnant lieu pour la deuxième nuit consécutive à des heurts et à l'incendie de banques. /Photo prise le 28 avril 2020/REUTERS/Omar Ibrahim

TRIPOLI, Liban (Reuters) - Des manifestations contre les difficultés économiques croissantes au Liban ont éclaté à Tripoli, ville portuaire du nord du pays située à 80 km de la capitale Beyrouth, et se sont étendues mardi à d’autres villes, donnant lieu pour la deuxième nuit consécutive à des heurts et à l’incendie de banques.

Un manifestant a été tué dans la nuit de lundi à mardi à Tripoli, selon des sources sécuritaires et médicales, alors que la crise économique a alimenté le mouvement de contestation et de remise en cause des élites accusées de corruption qui a émergé en octobre dernier.

Le confinement instauré dans le but d’enrayer la propagation du coronavirus a accentué la pression sur l’économie du Liban, l’un des pays les plus lourdement endettés du monde, avec un effondrement de la monnaie, une inflation grandissante et un taux de chômage croissant.

Des banques de Tripoli ont été incendiées et leurs façades ravagées par des manifestants, poussant l’armée à tirer des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.

Au cours de la soirée, les contestataires se sont rassemblés sur une grande place de la ville tandis que, dans des rues adjacentes, certains manifestants lançaient des pierres aux forces de sécurité.

Les heurts ont entraîné la mort d’un homme âgé d’une vingtaine d’années, a dit une source sécuritaire, sans être en mesure de pouvoir préciser dans l’immédiat les circonstances de ce décès.

A Beyrouth, des dizaines de personnes ont défilé dans les rues, certaines d’entre elles munies d’un masque de protection médical, pour protester contre le système financier et appeler davantage de Libanais à se joindre au mouvement de contestation.

Plus tard dans la journée, la foule a lancé des pierres contre les forces de sécurité placées devant le siège de la banque centrale.

L’intensification du mouvement de contestation menace de plonger le Liban dans une crise encore plus profonde, alors même que les décideurs à Beyrouth devraient adopter sous peu un plan de soutien économique et mener des négociations avec des créditeurs étrangers après avoir annoncé le mois dernier l’incapacité du pays à rembourser ses dettes.

Walid Saleh, avec Eric Knecht, Yara Abi Nader et Issam Abdallah; version française Jean Terzian

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