April 15, 2020 / 9:46 AM / a month ago

Coronavirus: Le Labour blâme la gestion du gouvernement britannique

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne a trop tardé à répondre à la flambée de nouveau coronavirus et n’a pas tiré assez rapidement les leçons de l’expérience des autres pays, a déclaré mercredi le nouveau chef de file du parti travailliste britannique, Keir Starmer.

La Grande-Bretagne a trop tardé à répondre à la flambée de nouveau coronavirus et n'a pas tiré assez rapidement les leçons de l'expérience des autres pays, a déclaré mercredi le nouveau chef de file du parti travailliste britannique, Keir Starmer (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

Le gouvernement conservateur du Premier ministre Boris Johnson s’est contenté pendant plusieurs semaines de mettre en place des mesures bien moins restrictives que l’Italie, l’Espagne et la France par exemple et ne s’est résolu à instaurer un plan de confinement que le 23 mars, après la publication d’une étude présentant des projections alarmistes.

A ce jour, selon les données officielles, plus de 12.000 décès liés au COVID-19 (la maladie que développent certaines personnes infectées par le nouveau coronavirus) ont été recensés dans les hôpitaux britanniques. Mais de nouveaux chiffres prenant en compte les décès survenus dans la population générale, pour des personnes qui n’étaient pas hospitalisées, suggèrent que le bilan pourrait être beaucoup plus lourd.

“Je pense que certaines des décisions qui ont été prises au cours des dernières semaines ont trop tardé et ne se sont pas inspirés assez rapidement de l’exemple des autres pays, donc nous devons éviter de répéter ça”, a déclaré Keir Starmer à la radio publique BBC.

Même si le Labour est favorable à une prolongation du confinement en Grande-Bretagne, il a appelé le gouvernement à communiquer sur les modalités de sortie de crise, jugeant que la population devait avoir une idée des prochaines étapes, afin de “garder le moral et l’espoir”.

“Pour pouvoir surmonter cette crise, il faut que la population britannique soit avec vous”, a jugé Keir Starmer, en appelant le gouvernement à être “ouvert et transparent”.

Aux yeux du chef de file du Labour, le dépistage de masse devrait constituer un élément central de toute stratégie de sortie de crise, ce qui impose au gouvernement d’anticiper suffisamment l’organisation ainsi que la mise en place des investissements et des infrastructures nécessaires.

ANNONCE GOUVERNEMENTALE CE JEUDI

Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab - qui assure l’intérim pendant la convalescence du Premier ministre Boris Johnson après son hospitalisation en soins intensifs pour cause de COVID-19 - a déclaré lundi ne pas prévoir pour l’instant de modifier les mesures de restrictions en vigueur.

Le plan d’action britannique pour faire face à cette crise sanitaire fait actuellement l’objet d’une réévaluation, et le porte-parole du gouvernement a indiqué mercredi à la mi-journée qu’une annonce serait faite ce jeudi.

Interrogé sur le plan de sortie de crise que réclame l’opposition travailliste, le porte-parole de Downing Street a renvoyé sur l’avis du médecin-conseil en chef, Chris Whitty, qui estime qu’il ne faut pas engager ce débat avant que le pic de l’épidémie ne soit passé.

“Lancer cette discussion avant (...) serait, je pense, une erreur”, a dit le porte-parole.

Âgé de 57 ans, Keir Starmer, ancien procureur général anobli par la Reine en 2014 pour ses services à la justice, a été élu à la tête du parti travailliste britannique au début du mois.

A travers le monde, les Etats sont aux prises avec la définition des modalités de levée des dispositifs mis en place pour tenter de ralentir la pandémie de nouveau coronavirus.

Plusieurs Etats de l’Union européenne ont fait part de leur intention de lever ou d’assouplir les dispositifs en vigueur, afin, notamment, d’amorcer une reprise de l’activité économique.

En France, troisième pays européen le plus touché par cette crise sanitaire, Emmanuel Macron a annoncé lundi soir une prolongation jusqu’au 11 mai du confinement obligatoire en vigueur depuis le 17 mars, avec notamment une réouverture progressive des établissements scolaires à partir de cette date.

Kate Holton et Kylie MacLellan; version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot et Henri-Pierre André

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