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International

Hong Kong: L'alliance "Five eyes" demande à Pékin de ne plus réprimer les élus

Wang Yi, conseiller des affaires d'État et ministre des affaires étrangères de la République populaire de Chine. L'alliance "Five eyes" (les "Cinq yeux") regroupant les services de renseignement de cinq pays dont les Etats-Unis a déclaré mercredi que l'imposition par la Chine d'une résolution permettant d'exclure des élus de Hong Kong du parlement local semblait s'inscrire dans une démarche destinée à faire taire les opposants, et a appelé Pékin à revoir sa décision. /Photo d'archives/REUTERS/Hannibal Hanschke

WASHINGTON (Reuters) - L’alliance “Five eyes” (les “Cinq yeux”) regroupant les services de renseignement de cinq pays dont les Etats-Unis a déclaré mercredi que l’imposition par la Chine d’une résolution permettant d’exclure des élus de Hong Kong du parlement local semblait s’inscrire dans une démarche destinée à faire taire les opposants, et a appelé Pékin à revoir sa décision.

“Nous appelons les autorités centrales chinoises à revoir leurs actions contre la législature élue de Hong Kong et à réintégrer immédiatement les membres du Conseil législatif”, le mini-parlement de la région administrative spéciale, ont dit les ministres des Affaires étrangères des cinq pays dans un communiqué conjoint.

Outre les Etats-Unis, l’alliance des “Five eyes” rassemble aussi les services de renseignement de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.

Hong Kong a exclu la semaine dernière quatre élus de l’opposition du Conseil législatif juste après que Pékin a donné aux autorités locales de nouvelles attributions pour endiguer la contestation. Cette annonce a provoqué une vague de démissions des élus pro-démocratie dans l’ancienne colonie britannique.

A l’image du Royaume-Uni, qui a accusé la Chine d’avoir de nouveau violé le traité régissant la rétrocession de Hong Kong, les puissances occidentales s’alarment des atteintes au degré d’autonomie dont disposait le territoire en vertu de ce traité.

“Les actions de la Chine constituent une violation évidente de ses obligations internationales en vertu de la Déclaration conjointe sino-britannique de 1984, juridiquement contraignante”, ont déclaré les pays des “Five eyes”.

A Hong Kong, le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi en affirmant que toute tentative extérieure visant à mener ou à faire pression sur Pékin pour obtenir des concessions était “vouée à l’échec”.

“La détermination de la Chine à défendre sa souveraineté nationale, sa sécurité et ses intérêts de développement est inébranlable”, ajoute le ministère.

Humeyra Pamuk avec Farah Master à Hong Kong; version française Jean Terzian et Henri-Pierre André

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