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International

Grande-Bretagne: Un homme arrêté à Belfast pour les attentats de Birmingham en 1974

En photo, les membres du "Birmingham Six" quittent le tribunal après avoir été acquittés des attentats à l'explosif de deux pubs par l'Armée républicaine irlandaise (IRA). Près de quarante-six ans jour pour jour après les faits, un homme a été arrêté mercredi à Belfast dans le cadre de l'enquête sur les attentats à l'explosif commis contre deux pubs de Birmingham le 21 novembre 1974, sur fond de conflit en Irlande du Nord, a annoncé la police antiterroriste britannique. /Photo d'archives/REUTERS/Chris Helgren

LONDRES (Reuters) - Près de quarante-six ans jour pour jour après les faits, un homme a été arrêté mercredi à Belfast dans le cadre de l’enquête sur les attentats à l’explosif commis contre deux pubs de Birmingham le 21 novembre 1974, sur fond de conflit en Irlande du Nord, a annoncé la police antiterroriste britannique.

Les deux attaques, les plus sanglantes jamais commises hors du territoire nord-irlandais en trente ans de “troubles” dans la province britannique, de 1969 à 1998, avaient fait 21 morts et plus de 180 blessés.

Elles avaient visé deux établissements de la ville du centre de l’Angleterre, le Mulberry Bush et le Tavern, à deux minutes d’intervalle.

Soupçonnée, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) n’a jamais revendiqué ces attentats.

Mercredi, la police des West Midlands a annoncé que des agents antiterroristes avaient interpellé un homme de 65 ans à son domicile de Belfast en lien avec ces attaques. Une perquisition a été effectuée et son interrogatoire est en cours.

Les attentats de Birmingham ont donné lieu à l’une des plus retentissantes erreurs judiciaires en Grande-Bretagne, six Irlandais ayant purgé seize années derrière les barreaux après avoir été condamnés à tort, avant d’être disculpés et relâchés en 1991.

L’un de ces condamnés avait accusé la police d’avoir su que des attentats allaient se produire mais de n’avoir rien fait pour les prévenir.

Une enquête a cependant conclu en avril 2019 que la police n’avait fait preuve d’aucun manquement. Les bombes avaient été placées par des activistes de l’IRA-provisoire, qui avaient téléphoné sept minutes avant la première explosion, mais en indiquant des lieux différents des pubs visés, selon les conclusions de cette enquête.

L’accord du Vendredi saint, en avril 1998, a mis fin à trois décennies de violences entre les catholiques, partisans d’une Irlande unifiée, et les protestants favorables au maintien de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, qui ont fait au total plus de 3.600 morts.

Michael Holden, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot

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