for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
À la une

L'UE confiante de surmonter rapidement le veto de Varsovie et Budapest

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni (photo), s'est dit convaincu, mardi, qu'une solution positive serait rapidement trouvée pour surmonter le blocage par la Pologne et la Hongrie du projet de budget européen. /Photo prise le 3 novembre 2020/REUTERS/François Lenoir

ROME (Reuters) - Le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni, s’est dit convaincu, mardi, qu’une solution positive serait rapidement trouvée pour surmonter le blocage par la Pologne et la Hongrie du projet de budget européen.

Varsovie et Budapest ont opposé lundi leur veto au projet de budget de 1.100 milliards d’euros de l’UE pour la période 2021-2027 et au fonds de relance de 750 milliards car l’accès aux fonds est conditionné au respect de l’Etat de droit.

Devant le Parlement italien, Paolo Gentiloni a déclaré que la présidence allemande de l’UE travaillait actuellement à un règlement et qu’il existait des “raisons très solides” d’espérer que ses efforts seraient couronnés de succès.

L’ancien président du Conseil italien s’est dit préoccupé par le fait que ce veto polono-hongrois pourrait retarder la mise en place du fonds de relance, mais ce dernier est toujours au programme et Paolo Gentiloni a dit n’envisager aucun plan B.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, s’est lui aussi dit confiant de pouvoir parvenir rapidement à une solution.

“Il y a tellement d’argent impliqué, dont tant de pays de l’Union européenne ont besoin, et qu’ils attendent, que nous avons non seulement besoin d’une solution, mais d’une solution rapide”, a-t-il dit. “Je suis sûr que nous y parviendrons.”

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a de son côté prédit lundi qu’une solution serait trouvée dans les semaines qui viennent.

Selon le quotidien Dziennik Gazeta Prawna, qui cite une source proche du gouvernement, on reconnaît à Varsovie qu’il sera impossible de supprimer cette condition d’accès au fond, mais on demande à Bruxelles d’en minimiser la portée, par exemple en faisant en sorte qu’un vote à l’unanimité soit exigé pour sa mise en oeuvre, ce qui la rendrait totalement inopérante, puisque Varsovie et Budapest s’y opposeraient.

La Pologne doit recevoir quelque 133 milliards d’euros de l’UE grâce au budget pluriannuel et au fonds de relance. Quant à la Hongrie, elle attend environ 41 milliards d’euros, soit l’un des plus gros montants par habitant au sein des Vingt-Sept.

Gavin Jones, avec Jan Strupczewski; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up