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International

Conflit au Tigré: Des roquettes tirées sur la capitale de l'Erythrée depuis l'Ethiopie, selon des diplomates

Le président de l'exécutif régional du Tigré, Debretsion Gebremichael. Au moins trois roquettes ont été tirées samedi sur la capitale érythréenne depuis l'Ethiopie, ont déclaré cinq diplomates de la région, marquant une escalade majeure dans le conflit opposant depuis onze jours les troupes fédérales éthiopiennes aux forces locales dans la région du Tigré nord. /Photo d'archives/REUTERS/Tiksa Negeri

ADDIS-ABEBA (Reuters) - Au moins trois roquettes ont été tirées samedi sur la capitale érythréenne depuis l’Ethiopie, ont déclaré cinq diplomates de la région, marquant une escalade majeure dans le conflit opposant depuis onze jours les troupes fédérales éthiopiennes aux forces locales dans la région du Tigré nord.

Au moins deux des roquettes ont touché l’aéroport d’Asmara, ont déclaré trois diplomates. La plupart des communications étant coupées au Tigré et en Erythrée, Reuters n’a pas pu confirmer les frappes de manière indépendante. Les responsables des deux camps n’ont pas pu être joints.

Le président de l’exécutif régional du Tigré, Debretsion Gebremichael, a déclaré mardi que l’Erythrée avait envoyé des troupes à travers la frontière pour soutenir les forces gouvernementales éthiopiennes mais n’a fourni aucune preuve.

Le ministre érythréen des Affaires étrangères, Osman Saleh Mohammed, avait alors nié cette affirmation, en déclarant à Reuters : “Nous ne faisons pas partie du conflit.”

L’Érythrée et l’Éthiopie ont signé un accord de paix il y a deux ans, mais le gouvernement érythréen dirigé par Isaias Afwerki reste hostile aux dirigeants du Tigré après leur rôle dans une guerre dévastatrice menée entre 1998 et 2000.

Tard dans la journée de vendredi, des roquettes ont été tirées sur deux aéroports de la région éthiopienne d’Amhara, qui a envoyé des troupes au Tigré pour soutenir le Premier ministre Abiy Ahmed. Le parti au pouvoir au Tigré a déclaré qu’il s’agissait de représailles pour les frappes aériennes du gouvernement contre leur région.

Samedi, la Commission éthiopienne des droits de l’homme a annoncé avoir envoyé une équipe d’enquêteurs à Mai Kadra dans l’Etat du Tigré, dans le nord du pays, après qu’Amnesty International a rapporté des meurtres de masse commis lors d’une offensive militaire.

Giulia Paravicini; Blandine Hénault pour la version française

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