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International

Coronavirus: La Toscane et la Campanie vont basculer en "zone rouge"

A Rome. La Toscane et la Campanie, dans le nord-ouest et le sud de l'Italie, basculeront dimanche en "zone rouge", soumise à un confinement partiel, afin de lutter contre l'épidémie due au nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministère italien de la Santé. /Photo prise le 13 novembre 2020/REUTERS/Guglielmo Mangiapane

ROME (Reuters) - La Toscane et la Campanie, dans le nord-ouest et le sud de l’Italie, basculeront dimanche en “zone rouge”, soumise à un confinement partiel, afin de lutter contre l’épidémie due au nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministère italien de la Santé.

Le gouvernement de Giuseppe Conte a annoncé la semaine dernière des mesures nationales, notamment un couvre-feu nocturne, pour faire face à la deuxième vague de contaminations et il a divisé le pays en trois zones en fonction de leur situation sanitaire, adaptant les restrictions au niveau local.

Cinq régions sont pour l’instant classées en zone rouge : la Lombardie, le Piémont, le Val d’Aoste, la province de Bolzano dans le nord du pays et la Calabre dans le sud.

Les habitants de ces zones, où les bars, les restaurants et la plupart des commerces sont fermés, ne sont autorisés à quitter leur domicile que pour des raisons professionnelles, sanitaires ou en cas d’urgence.

Neuf régions sont classées en zone orange ou intermédiaire - Emilie-Romagne, Frioul, Marches, Abruzzes, Basilicate, Ligurie, Pouilles, Sicile et Ombrie. Seules cinq sont en zone “jaune”, dont le Latium autour de Rome et la Vénétie.

En Campanie, les médecins alertent depuis plusieurs jours sur un système sanitaire au bord de l’effondrement, avec de longues files d’attente devant les hôpitaux. Ils citent l’exemple de patients placés sous oxygène dans leur voiture en attendant de pouvoir être admis dans les établissements.

Dans le nord du pays aussi, les autorités s’inquiètent du risque de saturation des hôpitaux.

“Nous avions seulement quatre cas en Lombardie en août. Aujourd’hui, nous avons plus de 800 lits de réanimation occupés par des patients positifs au COVID-19”, souligne ainsi Enrico Storti, directeur de l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Lodi. “Nous savons quoi faire, nous sommes assurément mieux préparés que lors de la première vague mais nous sommes aussi fatigués et c’est pas facile de retrouver la même énergie.”

L’Italie, l’un des pays d’Europe les plus durement touchés lors de la première vague de COVID-19 au printemps, a fait état vendredi de 40.902 nouvelles contaminations en 24 heures, un record depuis le début de l’épidémie. Le nouveau coronavirus y a fait 44.139 morts.

Crispian Balmer, avec Alex Fraser à Lodi, version française Jean-Stéphane Brosse

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