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International

Coronavirus: Confinement total jusqu'à la fin novembre au Liban

En photo, le Premier ministre libanais par intérim Hassan Diab. Les autorités libanaises ont décidé mardi d'imposer un confinement total jusqu'à la fin du mois pour tenter d'enrayer la propagation du nouveau coronavirus, alors que le pays fait déjà face à une grave crise financière. /Photo prise le 10 novembre 2020/REUTERS/Dalati Nohra

BEYROUTH (Reuters) - Les autorités libanaises ont décidé mardi d’imposer un confinement total jusqu’à la fin du mois pour tenter d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus, alors que le pays fait déjà face à une grave crise financière.

Dans un communiqué, le Conseil supérieur de la Défense indique qu’il entrera en vigueur samedi et le restera jusqu’au 30 novembre. Seuls les secteurs essentiels, comme l’alimentation, bénéficieront d’une exemption. L’aéroport et les frontières resteront ouverts.

“Nous avons atteint un stade très dangereux car les hôpitaux publics et privés ne peuvent plus prendre en charge les cas critiques, les lits étant tous occupés”, a souligné le Premier ministre par intérim Hassan Diab, laissant entendre que le confinement serait prolongé s’il n’est pas respecté.

Les autorités sanitaires ont fait état lundi de 1.119 nouvelles contaminations dues au coronavirus, ce qui porte le total depuis le début de l’épidémie à 95.355 cas pour 732 décès.

Le Liban fait face à une crise économique, financière, sociale et politique marquée par une défiance à l’égard des élites, qui s’est aggravée après l’explosion du 4 août dans le port de Beyrouth.

Alors que les unités de soins intensifs sont sous pression, le ministre de la Santé par intérim, Hamad Hassan, a expliqué que le confinement partiel n’avait pas produit les résultats escomptés et que des mesures plus strictes étaient désormais nécessaires, malgré leurs conséquences pour l’emploi, l’inflation et la pauvreté.

L’ONG Human Rights Watch juge indispensable une aide alimentaire et le versement d’une allocation pendant le confinement, plus de 55% de la population vivant sous le seuil de la pauvreté.

“Si le Liban veut éviter une catastrophe humanitaire, il doit s’assurer que les gens peuvent respecter les mesures de santé publique sans se soucier de leur prochain repas”, a déclaré l’organisation.

Bureau de Beyrouth; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Philippe Lefief

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