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International

Tensions au Pérou après la destitution de Vizcarra votée par le Congrès

Le Congrès péruvien a démis de ses fonctions lundi le président Martin Vizcarra (photo) dans le cadre d'un procès en destitution pour des accusations de corruption, menaçant de plonger le pays dans une crise politique alors même qu'il tente de se relever de la récession économique provoquée par la crise du coronavirus. /Photo prise le 9 novembre 2020/REUTERS/Présidence péruvienne

LIMA (Reuters) - Le Congrès péruvien a démis de ses fonctions lundi le président Martin Vizcarra dans le cadre d’un procès en destitution pour des accusations de corruption, menaçant de plonger le pays dans une crise politique alors même qu’il tente de se relever de la récession économique provoquée par la crise du coronavirus.

Martin Vizcarra, 57 ans, a annoncé qu’il acceptait le vote du Congrès et qu’il n’engagerait aucun recours en justice.

“Aujourd’hui je quitte le palais présidentiel. Je rentre à la maison”, a-t-il dit lundi soir lors d’un discours depuis les jardins du palais présidentiel, dans le centre de Lima, entouré par les membres de son gouvernement.

Le président du Congrès, Manuel Merino, homme d’affaires appartenant au parti minoritaire Action populaire, devrait assumer dès mardi l’intérim à la présidence et ce jusqu’à juillet 2021, moment où le mandat de Vizcarra devait prendre fin.

Merino a appelé au calme après le vote pour destituer Vizcarra et assuré à la population que l’élection présidentielle prévue le 11 avril prochain aurait lieu comme prévu.

Le Congrès, dominé par l’opposition, s’est prononcé à 105 voix pour et 19 contre la destitution de Vizcarra, qui manquait d’appuis au sein d’une législature fragmentée.

Le dirigeant centriste a rejeté les accusations le visant, les qualifiant “sans fondement”. Il avait prévenu avant le vote des “conséquences imprévisibles” de sa destitution.

Vizcarra, qui ne pouvait pas briguer un nouveau mandat, avait survécu en septembre à une première procédure en destitution, pour une affaire distincte.

A l’annonce de sa destitution, des dizaines de personnes ont afflué vers le centre de la capitale, sous les yeux d’unités de police très vigilantes.

Marco Aquino; version française Jean Terzian

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