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International

Bakou annonce la prise de la deuxième ville du Haut-Karabakh, Erevan dément

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev (photo) a annoncé dimanche la prise de la deuxième ville du Haut-Karabakh, Choucha, une déclaration démentie par des responsables arméniens. /Photo d'archives/REUTERS/Fred Dufour

MOSCOU (Reuters) - Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a annoncé dimanche la prise de la deuxième ville du Haut-Karabakh, Choucha, une déclaration démentie par des responsables arméniens.

La ville, nommée Chouchi par les Arméniens, est située à 15 kilomètres de Stepanakert, la plus grande ville de l’enclave, reconnue par la communauté internationale comme partie intégrante de l’Azerbaïdjan mais contrôlée par des forces séparatistes arméniennes et peuplée majoritairement d’Arméniens.

Des combats d’une intensité sans précédent depuis la guerre pour le contrôle de l’enclave en 1991-1994 ont repris le 27 septembre dernier au Haut-Karabakh, faisant au moins un millier de morts. Soutenu militairement par la Turquie, l’Azerbaïdjan a repris en un peu plus d’un mois une grande partie des territoires dans et autour de l’enclave qu’il avait perdus lors de la guerre des années 1990, qui a fait environ 30.000 morts.

“(Ce jour) est devenu un grand jour dans l’histoire de l’Azerbaïdjan”, a déclaré Ilham Aliev en annonçant la prise de la ville. A Bakou, des habitants se sont rassemblés en grand nombre en agitant des drapeaux, en scandant des slogans, dans un concert d’avertisseurs sonores.

Des responsables du Haut-Karabakh et le ministère arménien de la Défense ont rapidement opposé un démenti.

“Chouchi reste un rêve fou et inaccessible pour l’Azerbaïdjan. Malgré de grandes destructions, la ville forteresse résiste aux coups de l’ennemi”, a déclaré le service de secours du Haut-Karabakh.

Le ministère de la Défense de l’enclave a dit avoir repoussé plusieurs assauts des forces azerbaïdjanaises visant à progresser vers la ville, qui pourrait servir de tremplin en vue d’une offensive de Bakou vers Stepanakert, également la cible d’intenses bombardements.

Choucha, ou Chouchi, est également un symbole culturel important pour les deux camps, rappelle Thomas de Waal, analyste à la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

Sa population était majoritairement azérie avant le premier conflit mais elle abrite aussi la cathédrale Ghazanchetsots, une des plus grandes églises du monde arménien.

Nvard Hovhannisyan à Erevan et Nailia Bagirova à Bakou ; version française Jean-Stéphane Brosse

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