for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
International

Erdogan dit à Poutine que l'Arménie doit négocier sur le Haut-Karabakh

Le président turc Tayyip Erdogan a déclaré samedi à son homologue russe Vladimir Poutine que l'Arménie devait être convaincue de négocier dans le conflit du Haut-Karabakh avec l'Azerbaïdjan et a appelé à une résolution pacifique, a annoncé la présidence turque. /Photo prise le 2 novembre 2020/REUTERS/Photolure/Vahram Baghdasaryan

ANKARA / MOSCOU (Reuters) - Le président turc Tayyip Erdogan a déclaré samedi à son homologue russe Vladimir Poutine que l’Arménie devait être convaincue de négocier dans le conflit du Haut-Karabakh avec l’Azerbaïdjan et a appelé à une résolution pacifique, a annoncé la présidence turque.

Au moins 1.000 personnes sont mortes en près de six semaines de combats dans et autour du Haut-Karabakh, une enclave montagneuse internationalement reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais peuplée et contrôlée par des Arméniens de souche.

Tayyip Erdogan a précédemment déclaré que la Turquie et la Russie pourraient travailler ensemble pour résoudre le conflit.

Erdogan a déclaré à Poutine lors d’un entretien téléphonique que l’Arménie devait se retirer des terres azéries qu’elle occupe et “a déclaré que les dirigeants arméniens (devaient) être convaincus de s’asseoir à la table des négociations”, selon un communiqué de la présidence turque.

Dans une déclaration séparée, le Kremlin a pour sa part déclaré que Poutine avait informé Erdogan de ses appels téléphoniques avec les dirigeants de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, ajoutant que “ces échanges étaient axés sur la recherche d’options pour une cessation rapide des hostilités et un règlement politique et diplomatique”.

“Une volonté mutuelle de coopérer afin de parvenir à une résolution pacifique du conflit a été confirmée”, a-t-il ajouté.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a également eu un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov pour discuter de la question, a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères.

Le conflit a souligné l’influence de la Turquie, alliée de l’Azerbaïdjan, dans une ancienne région soviétique longtemps dominée par Moscou, qui a un pacte de défense avec l’Arménie. Elle menace également la sécurité des oléoducs et gazoducs azéris.

Trois cessez-le-feu n’ont pas réussi à mettre fin aux combats, les plus sanglants dans le Caucase du Sud depuis plus de 25 ans. Les deux parties se sont accusées d’avoir lancé des attaques dans les heures suivant les accords.

Tuvan Gumrukcu à Ankara et Gabrielle Tétrault-Farber à Moscou, version française Benjamin Mallet

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up