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International

Vienne: Les 15 personnes arrêtées après l'attentat liées à l'islam radical

Les quinze personnes arrêtées après l'attentat de Vienne sont toutes liées à l'islam radical, a déclaré jeudi le directeur de la sécurité publique autrichienne. /Photo prise le 4 novembre 2020/REUTERS/Leonhard Foeger

VIENNE (Reuters) - Les quinze personnes arrêtées après l’attentat de Vienne sont toutes liées à l’islam radical, a déclaré jeudi le directeur de la sécurité publique autrichienne.

“On peut dire qu’ils sont tous liés au milieu de l’islam radical”, a dit Franz Ruf lors d’une conférence de presse.

Un homme armé a tué quatre personnes lundi soir en plein coeur de la capitale autrichienne avant d’être abattu par la police. L’attaque a été revendiquée par l’Etat islamique.

Le tireur a été identifié sous le nom de Kujtim Fejzulai, à la double nationalité autrichienne et nord-macédonienne. Il avait été condamné à 22 mois de prison en avril 2019 pour avoir tenté de se rendre en Syrie en 2018, à l’âge de 18 ans. Il avait été libéré en décembre dernier après avoir purgé seulement un tiers de sa peine en raison de son jeune âge. Il participait à des programmes de déradicalisation.

Le gouvernement autrichien a dû admettre mercredi une faille de ses services de renseignement, alertés dès juillet par leurs homologues slovaques que le futur assaillant avait tenté de se procurer des munitions.

Le chancelier Sebastian Kurz et le ministre de l’Intérieur Karl Nehammer, qui appartiennent au parti conservateur ÖVP, ont tenté de se défendre en dénonçant la libération prématurée de Kujtim Fejzulai, qui aurait selon eux menti aux responsables de son programme de déradicalisation.

Mais l’organisation en charge de ce programme, Derad, a rejeté cette version des faits, soulignant que le tribunal ayant prononcé sa libération anticipée n’avait jamais mentionné ce motif.

Le ministre de l’Intérieur Karl Nehammer a également accusé son prédécesseur Herbert Kickl, du parti d’extrême droite FPÖ (Parti de la liberté d’Autriche), d’avoir affaibli la principale agence de renseignement du pays, le BVT (Bureau de protection de la Constitution et de l’antiterrorisme).

Francois Murphy, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot

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