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International

La bataille fait rage pour le contrôle du Sénat

WASHINGTON (Reuters) - Les démocrates devraient rester majoritaires à la Chambre américaine des représentants, dont la totalité des 435 sièges étaient remis en jeu mardi aux Etats-Unis, tandis que la bataille fait rage pour le Sénat où les républicains semblent en mesure de conserver leur majorité.

Les démocrates devraient rester majoritaires à la Chambre américaine des représentants, dont la totalité des 435 sièges étaient remis en jeu mardi aux Etats-Unis, tandis que la bataille fait rage pour le Sénat où les républicains semblent en mesure de conserver leur majorité. /Photo prise le 3 novembre 2020/REUTERS/Hannah McKay

Sur les 35 sièges qui étaient concernés à la haute assemblée, 23 étaient détenus par des élus républicains et les démocrates espéraient être en mesure de menacer la courte majorité du parti présidentiel (53 voix contre 47 pour l’opposition démocrate et indépendante).

Pour obtenir la majorité, les démocrates doivent remporter un total net de quatre sièges (trois suffiront si Joe Biden est élu, sa candidate à la vice-présidence, Kamala Harris, récupérant alors la voix prépondérante pour faire basculer la majorité).

La défaite attendue du sénateur républicain Cory Gardner dans le Colorado, battu par l’ancien gouverneur démocrate John Hickenlooper, leur a donné l’espoir d’y parvenir.

En Arizona, Martha McSally s’est elle aussi inclinée face à l’ancien astronaute Mark Kelly qui portait les couleurs du Parti démocrate.

Mais ces deux succès ont été amenuisés par la défaite de Doug Jones, élu démocrate de l’Alabama évincé par Tommy Tuberville, tandis que les sénateurs républicains Lindsey Graham et John Cornyn, deux routiers de la politique américaine que l’on pensait menacés, repoussaient victorieusement les assauts de leurs adversaires démocrates en Caroline du Sud et au Texas.

Le parti présidentiel résiste aussi dans le Kansas, où Roger Marshall a été déclaré vainqueur face à la démocrate Barbara Bollier. Joni Ernst dans l’Iowa et Steve Daines dans le Montana ont également repoussé le spectre d’une défaite.

Six scrutins restaient indécis mercredi aux premières heures.

On ignore notamment ce qu’il en est de la modérée Susan Collins, sénatrice républicaine du Maine depuis 1997. Une défaite signerait sans doute la fin de sa carrière politique au niveau national.

En Caroline du Nord, le républicain Thom Tillis a annoncé sa réélection face à Cal Cunningham mais l’élection n’est pas encore jouée.

Et il faudra sans doute patienter encore pour savoir si le Sénat reste républicain ou bascule dans le camp démocrate. Notamment en raison de l’engouement inédit en faveur du vote anticipé cette année.

En Géorgie, il faudra même attendre le 5 janvier et un second tour entre la sénatrice républicaine sortante Kelly Loeffler et son challenger démocrate Raphael Warnock. Le second poste de sénateur de l’Etat est également en balance: le sortant républicain, David Perdue, y affronte Jon Ossof, journaliste et dirigeant dans le secteur des médias.

Avant le scrutin, les experts de plusieurs organismes indépendants avaient calculé que douze sièges tenus par les républicains et deux par les démocrates au Sénat étaient susceptibles de basculer.

Ces estimations du Center for Politics de l’université de Virginie, du Cook Political Report et d’Inside Elections laissaient donc entrevoir la possibilité d’une alternance politique à la chambre haute du Congrès.

“Il y a des bagarres acharnées dans tout le pays”, a commenté dans la nuit Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine à la chambre haute, réélu sans surprise dans le Kentucky et qui estime à 50-50 les probabilités pour son parti de garder sa précieuse majorité au Sénat.

avec Sarah N. Lynch, Chris Bing et Susan Cornwell; version française Jean Terzian et Henri-Pierre André, édité par Jean-Stéphane Brosse

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