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Haut-Karabakh: Bakou et Erevan acceptent des mesures de désescalade

GENEVE (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ont accepté vendredi à Genève un ensemble de mesures de désescalade dans le conflit au Haut-Karabakh, sans aller jusqu’à conclure un quatrième cessez-le-feu, après trois précédentes trêves sans effet.

La ville de Choucha au Haut-Karabakh. Les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan ont accepté vendredi à Genève un ensemble de mesures de désescalade dans le conflit au Haut-Karabakh, sans aller jusqu'à conclure un quatrième cessez-le-feu, après trois précédentes trêves sans effet. /Photo prise le 29 octobre 2020/REUTERS/Photolure/Vahram Baghdasaryan

Les deux ministres ont rencontré en Suisse des médiateurs internationaux dans le cadre des efforts diplomatiques, pour l’instant vains, destinés à mettre fin à la guerre dans l’enclave azerbaïdjanaise peuplée majoritairement d’Arméniens, qui a fait plusieurs centaines de morts depuis la reprise des combats le 27 septembre.

A l’issue de cette réunion, les co-présidents du groupe de Minsk (Etats-Unis, France, Russie), chargé de la médiation dans le conflit, ont annoncé que Bakou et Erevan s’étaient engagés à ne plus délibérément cibler des populations civiles, à échanger des dépouilles de combattants morts dans les affrontements et à se fournir mutuellement d’ici une semaine des listes de prisonniers, dans le but d’un éventuel échange.

Les organisations de défense des droits de l’homme Amnesty International et Human Rights Watch avaient auparavant appelé à l’arrêt immédiat de l’utilisation d’armes à sous-munitions de la part des deux belligérants après avoir confirmé le recours à ce type d’armement interdit, soit fourni soit tiré par les forces arméniennes, dans une attaque mercredi contre la ville de Barda en Azerbaïdjan.

Un rapport distinct de Human Rights Watch daté du 23 octobre conclut que l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, a eu recours à des armes à sous-munitions à au moins quatre occasions.

Les combats actuels sont les plus violents depuis une guerre qui a fait environ 30.000 morts entre 1991 et 1994.

Trois cessez-le-feu consécutifs, deux obtenus par la Russie et un troisième dimanche par les Etats-Unis, n’ont pas permis de mettre fin aux combats, qui se sont poursuivis de manière sporadique vendredi.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a déclaré sur Twitter que les forces de son pays s’étaient emparées de neuf positions supplémentaires dans la partie sud de la zone de conflit, près de la frontière avec l’Iran.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état d’attaques subies contre des postes militaires et des installations dans les régions d’Aghdere, Khojavend et Gubadli.

Les autorités du Haut-Karabakh, non reconnues par la communauté internationale, affirment pour leur part avoir déjoué des offensives ennemies et accusent l’Azerbaïdjan d’avoir repris le bombardement de zones résidentielles dans l’enclave. Elles assurent aussi avoir capturé un combattant en provenance de Syrie.

Stephanie Nebehay à Genève, Nvard Hovhannisyan à Erevan et Nailia Bagirova à Bakou; version française Bertrand Boucey et Jean-Stéphane Brosse

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