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International

Biélorussie: Loukachenko nomme des "faucons" à la tête de la sécurité

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, confronté à une contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 1994, a remplacé son ministre de l'Intérieur et confié jeudi de nouvelles prérogatives à trois "faucons" à la tête de l'appareil de sécurité pour tenter de renforcer son emprise sur le pays. /Photo prise le 27 octobre 2020/REUTERS/Nikolai Petrov/BelTA/

MOSCOU (Reuters) - Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, confronté à une contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 1994, a remplacé son ministre de l’Intérieur et confié jeudi de nouvelles prérogatives à trois “faucons” à la tête de l’appareil de sécurité pour tenter de renforcer son emprise sur le pays.

Le chef de l’Etat de l’ancienne république soviétique a en outre décidé de renforcer les milices armées de volontaires qui patrouillent dans les rues, selon l’agence de presse Belta.

Ivan Koubrakov, le chef de la police de Minsk, qui a dirigé les opérations de répression contre les manifestants dans la capitale, a été promu ministre de l’Intérieur.

Son prédécesseur, Iouri Karaïev, va pour sa part occuper les nouvelles fonctions de conseiller du président et d’”inspecteur” chargé de superviser la sécurité dans une région stratégique du pays.

Deux autres durs du régime ont été nommés à ce poste : Valeri Vakoulchik, patron pendant huit ans du Service de sécurité (KGB), et l’ancien vice-ministre de l’Intérieur, Alexandre Barsoukov.

Ce dernier sera en charge de la région de Minsk, tandis que Valeri Vakoulchik et Iouri Karaïev s’occuperont respectivement des régions de Brest et Grodno.

Ces deux régions ont des frontières communes avec certains pays membres de l’Otan accusés par Alexandre Loukachenko d’être à l’origine des troubles en Biélorussie.

Ce remaniement est la dernière initiative en date d’Alexandre Loukachenko qui dirige la Biélorussie d’une main de fer depuis 26 ans et fait face à un mouvement de contestation sans précédent depuis le 9 août.

Ses forces de sécurité ont arrêté plus de 16.000 personnes depuis ce scrutin rejeté par l’opposition, qui dénonce des fraudes massives.

Tom Balmforth et Vladimir Soldatkin; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Stéphane Brosse

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