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International

Haut-Karabakh: Les forces arméniennes se retirent de la ville de Gubadli

EREVAN/BAKOU (Reuters) - L’Arménie a reconnu dans la nuit de lundi à mardi que les forces du Haut-Karabakh s’étaient retirées d’une ville stratégique située entre l’enclave séparatiste et la frontière iranienne, un retrait qui apparaît comme une victoire militaire pour l’Azerbaïdjan alors que les nombreuses tentatives de cessez-le-feu ont toutes échoué depuis un mois.

L'Arménie a reconnu dans la nuit de lundi à mardi que les forces du Haut-Karabakh s'étaient retirées d'une ville stratégique située entre l'enclave séparatiste et la frontière iranienne, un retrait qui apparaît comme une victoire militaire pour l'Azerbaïdjan alors que les nombreuses tentatives de cessez-le-feu ont toutes échoué depuis un mois. /Photo prise le 23 octobre 2020/REUTERS/Umit Bektas

L’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, tente de reprendre le contrôle de la région du Haut-Karabakh située sur son territoire mais peuplée majoritairement d’Arméniens. Les combats, qui ont repris fin septembre, ont déjà fait des centaines de morts et menacent de dégénérer en un conflit régional plus large en cas d’implication de la Turquie ou de la Russie.

Un responsable du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a annoncé tard lundi soir lors d’une conférence de presse que les forces séparatistes avait abandonné la ville de Gubadli, au sud du Haut-Karabakh pour “éviter des pertes inutiles”, assurant que la situation n’était “pas critique”.

Un tel gain militaire pour l’Azerbaïdjan pourrait compliquer la recherche d’une solution diplomatique au conflit. Le pays, approuvé en cela par la Turquie, rejette toute issue qui permettrait à l’Arménie de garder le contrôle du Haut-Karabakh, une région que les Arméniens considèrent comme faisant partie de leur territoire historique.

Les deux pays ont accepté dimanche un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis mais la trêve n’a pas eu d’impact sur le terrain, pas plus que les deux précédentes négociées par la Russie.

Mardi matin, des combats localisés ont eu lieu en plusieurs endroits de la ligne de front, a déclaré le ministère de la défense du Haut-Karabakh dans un communiqué. Il a fait état de 35 morts supplémentaires parmi ses forces, portant le bilan à 1.009 depuis la reprise des combats le 27 septembre.

“La situation dans la zone de conflit est restée relativement stable et tendue toute la nuit. Les duels d’artillerie ont continué dans certaines zones”, a indiqué le ministère.

Il a précisé que des obus avaient atterri dans les villes de Martouni et Martakert, ainsi que dans des villages de la partie nord de la région d’Askeran.

De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a déclaré que ses positions militaires près de la ligne de front avaient été la cible de tirs et que les combats se poursuivaient principalement dans les régions de Khojavend, Fizuli et Gubadli.

Le groupe de Minsk de l’OSCE, qui sert de médiateur dans le conflit, doit rencontrer jeudi les ministres arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères à Genève. Le groupe est présidé par la France, la Russie et les Etats-Unis mais la Turquie a demandé à jouer un rôle plus important au sein de l’organe de médiation.

Nvard Hovhannisyan à Erevan et Nailia Bagirova à Bakou, avec la contribution de Margarita Antidze à Tbilisi et Tuvan Gumrukcu à Ankara; Blandine Hénault pour la version française

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