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International

USA 2020: Dernier débat Trump-Biden avant le sprint final

NASHVILLE, Tennessee (Reuters) - Donald Trump et Joe Biden s’affrontent à Nashville (Tennessee) pour un débat qui pourrait s’avérer l’ultime chance pour le président républicain de modifier le cours de la campagne, alors que les sondages placent son rival démocrate en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle du 3 novembre.

Donald Trump et Joe Biden s'affrontent à Nashville (Tennessee) pour un débat qui pourrait s'avérer l'ultime chance pour le président républicain de modifier le cours de la campagne, alors que les sondages placent son rival démocrate en tête des intentions de vote pour l'élection présidentielle du 3 novembre. /Photo prise le 22 octobre 2020/REUTERS/Chip Somodevilla

Après un premier débat le 29 septembre à Cleveland (Ohio) qui avait tourné à la cacophonie et donné lieu à de multiples interruptions de Donald Trump, le face à face de ce jeudi a débuté de manière plus ordonnée, sans interruptions, au-delà du temps de parole dédié à chacun des candidats.

Les règles du débat ont en effet été modifiées: le micro de chaque candidat est coupé tandis que l’autre exprime en deux minutes d’introduction sa position sur chacun des thèmes au programme de la soirée (pandémie, question raciale, changement climatique et sécurité nationale).

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04h37 - “NOUS SOMMES SUR LA VOIE DU SUCCÈS”, DIT TRUMP

A la question de savoir ce qu’il dirait en cas de victoire aux électeurs américains n’ayant pas voté pour lui, Donald Trump a répondu: “Nous sommes sur la voie du succès”, mettant en garde contre le danger représenté selon lui par une victoire de Joe Biden.

Ce dernier a lui mis en avant sa volonté d’unir les Américains, lors de ce qui a constitué l’ultime intervention de la soirée, après une minute de temps de parole pour les deux candidats en clôture du débat.

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04h18 - BIDEN ET TRUMP DISENT COMPRENDRE LES INQUIÉTUDES DES PARENTS AFRO-AMÉRICAINS

Alors que de vastes manifestations contre les discriminations raciales et les violences policières ont secoué les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd en mai lors de son interpellation par la police de Minneapolis, les deux candidats ont répondu par l’affirmative lorsque la modératrice leur a demandé s’ils comprenaient les inquiétudes des parents afro-américains.

Premier à s’exprimer, Joe Biden déclare qu’il y a “un racisme institutionnel en Amérique”. “C’est un fait”, dit l’ancien vice-président démocrate, soulignant la nécessité de “fournir des opportunités” aux jeunes afro-américains, que ce soit en matière d’emploi ou de santé notamment.

“Il a été au gouvernement, et il n’a rien fait”, a dit Donald Trump en parlant de son rival. “Personne n’a fait plus pour la communauté noire que Donald Trump”, a poursuivi le président républicain, disant être “la personne la moins raciste” présente dans la salle.

L’actuel locataire de la Maison blanche cite les réformes du système judiciaire et du système pénitentiaire qu’il dit avoir engagées, met en avant des programmes ayant été bénéfiques aux communautés afro-américaine et hispanique.

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03h59 - “IL CROIT QU’IL AFFRONTE QUELQU’UN D’AUTRE”

Sur la question de l’assurance-maladie, une préoccupation d’autant plus importante pour les Américains du fait de l’épidémie de coronavirus, Donald Trump dénonce le système “socialiste” voulu par Joe Biden et dans lequel il voit un échec, comme en témoignent selon le président sortant les tentatives ratées du sénateur Bernie Sanders de réformer les soins de santé dans le Vermont.

“Il croit qu’il affronte quelqu’un d’autre”, déclare Joe Biden, soulignant avoir battu Bernie Sanders et les autres prétendants à l’investiture démocrate lors des primaires.

Alors que Donald Trump répète sa volonté de supprimer l’”Obamacare”, Joe Biden met en avant la nécessité que les Américains puissent tous bénéficier de soins de santé.

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03h46 - “GUERRE ÉVITÉE” AVEC LA CORÉE DU NORD

Le thème de la politique étrangère est mis en avant par la modératrice, la journaliste de NBC Kristen Welker. Donald Trump se félicite d’avoir évité une “guerre nucléaire” avec la Corée du Nord, disant avoir hérité d’une situation catastrophique laissée par son prédécesseur démocrate à la Maison blanche, Barack Obama.

Le président sortant souligne l’importance d’échanger avec les dirigeants mondiaux, reprochant à la précédente administration - dont faisait partie Biden - de n’avoir pas mené de négociations avec Pyongyang.

Joe Biden répond en mettant en avant le fait que Barack Obama voulait discuter seulement de “dénucléarisation” avec la Corée du Nord, et non pas donner du crédit au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

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03h34 - LE RISQUE D’INTERFÉRENCES DANS LE SCRUTIN ? “ILS VEULENT QUE JE PERDE”

Alors que le directeur du renseignement national a fait part mercredi de tentatives d’interférences de la Russie et de l’Iran dans l’élection présidentielle, Joe Biden fait part de son étonnement que Donald Trump n’ait “rien dit”. “Je ne sais pas pourquoi il ne dit rien (à propos de cela)”, a ajouté le candidat démocrate.

L’ancien vice-président de Barack Obama assure que ces puissances étrangères, notamment la Russie, ne veulent pas qu’il soit président. “Ils me connaissent”, affirme-t-il, reprochant à Donald Trump de ne pas réagir auprès de Vladimir Poutine pour les actions de la Russie.

“Personne n’a été plus dur à l’égard de la Russie que Donald Trump”, dit le président sortant en parlant de lui-même à la troisième personne. Il accuse son rival d’avoir reçu de l’argent de pays étrangers, ce que dément Joe Biden. “La Russie vous paie beaucoup, la Chine vous paie beaucoup”, répond le démocrate, évoquant les entreprises de Donald Trump et le refus de celui-ci de communiquer ses déclarations de revenus.

“Quiconque interférera dans une élection paiera le prix si je suis élu”, déclare Joe Biden.

Donald Trump assure que les acteurs étrangers cherchant à interférer dans le scrutin veulent sa défaite, renvoyant aux propos du directeur du renseignement national. “Ils veulent que je perde”, dit-il.

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03h25 - “NOUS DEVONS OUVRIR” L’ÉCONOMIE, MARTÈLE TRUMP

“Il faut rouvrir”, déclare Donald Trump, en évoquant l’exemple de New York que le président républicain qualifie de “ville morte” avec les restrictions sanitaires, dont il dénonce notamment l’impact pour les commerces, en premier lieu les restaurants.

“Vous ne pouvez pas faire ça”, ajoute l’actuel locataire de la Maison blanche à l’adresse de son rival, en référence à de potentielles mesures de confinement.

Joe Biden reproche au président d’avoir “paniqué”, l’accusant de laxisme et d’avoir mis les Américains en danger en n’agissant pas face à l’épidémie dont Trump connaissait, dit Biden, les dangers depuis janvier.

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03h13 - BIDEN DÉNONCE LA RÉPONSE “TRAGIQUE” DE TRUMP À LA CRISE SANITAIRE

“Quiconque responsable d’autant de morts ne devrait pas rester président des Etats-Unis”, déclare le candidat démocrate alors qu’il lui revient à son tour de s’exprimer sans interruption. “Le président n’a pas de plan, il n’a toujours pas de plan”, a poursuivi Biden en soulignant le nombre de cas et décès supplémentaires signalés chaque jour.

L’ancien vice-président promet de mettre en place une campagne de dépistage s’il est élu, dénonçant la réponse “tragique” de Donald Trump à la crise sanitaire.

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03h11 - UN VACCIN CONTRE LE CORONAVIRUS BIENTÔT DISPONIBLE, PROMET TRUMP

Premier à s’exprimer sur le thème du coronavirus, avec deux minutes de parole sans interruption, Donald Trump promet qu’un “vaccin va arriver dans les prochaines semaines”.

Mettant en avant un “taux de mortalité en baisse”, le président sortant évoque son expérience personnelle: “Je me suis senti mieux très rapidement”, dit-il à propos de son infection au COVID-19. “Je suis immunisé, m’a-t-on dit, que ce soit pour quatre mois ou pour la vie”.

“Le virus va partir”, a ajouté Donald Trump, provoquant la réticence de Joe Biden.

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03h05 - TRUMP ET BIDEN FONT LEUR ENTRÉE SUR SCÈNE

Donald Trump et Joe Biden ont fait leur entrée sur scène, prenant place chacun devant leur pupitre, sans se serrer la main conformément aux consignes sanitaires du fait du coronavirus.

Les vitres en plexiglas qui devaient séparer les deux candidats ont finalement été retirées, alors que le président républicain, hospitalisé début octobre pour soigner une infection au coronavirus, a été testé négatif en amont du débat.

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