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International

Brexit: L'UE et le Royaume-Uni intensifient leurs négociations

La Grande-Bretagne et l'Union européenne ont lancé jeudi des négociations de la dernière chance pour tenter de s'entendre sur le cadre de leurs futures relations commerciales après la période transitoire post-Brexit, qui s'achèvera le 31 décembre. /Photo prise le 31 janvier 2020/REUTERS/Johanna Geron

LONDRES/BRUXELLES (Reuters) - La Grande-Bretagne et l’Union européenne ont lancé jeudi des négociations de la dernière chance pour tenter de s’entendre sur le cadre de leurs futures relations commerciales après la période transitoire post-Brexit, qui s’achèvera le 31 décembre.

“Je pense que nous avons une énorme responsabilité commune. Chaque jour compte”, a souligné Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, à son arrivée à Londres.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait annoncé la semaine dernière la fin des discussions mais les deux parties ont finalement décidé mercredi de les reprendre à moins de dix semaines de l’échéance.

Les pourparlers auront lieu tous les jours jusqu’au 25 octobre, puis un nouveau calendrier sera établi pour la suite. L’UE juge qu’un accord doit être conclu avant la mi-novembre pour pouvoir être ratifié dans les temps.

“Le délai est désormais très court et nous avons répété clairement que tout accord devait être mis en place avant la fin de la période de transition. S’il n’est pas possible d’en conclure un, nous partirons dans les termes australiens”, a déclaré un porte-parole de Downing Street, évoquant les relations commerciales entre l’UE et l’Australie, qui sont globalement régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

“Les deux parties ont accepté le principe d’une véritable intensification des négociations avec des pourparlers quotidiens, y compris le week-end, et elles reconnaissent que le délai est extrêmement court”, a-t-il ajouté.

Londres et Bruxelles, qui se réclament mutuellement des concessions, se renvoient la balle depuis l’été, en particulier sur les dossiers des droits de pêche, de la libre concurrence et des mécanismes de règlement des litiges.

“Le poisson est désormais la chose à laquelle il faut s’atteler. Les autres éléments semblent plus ou moins réalisables”, a estimé un diplomate.

Elizabeth Piper et Gabriela Baczynska, version française Jean-Philippe Lefief

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