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International

USA 2020: Obama, lors d'un meeting pro-Biden, critique le bilan de Trump

PHILADELPHIE, Pennsylvanie (Reuters) - Barack Obama a effectué mercredi son premier meeting de campagne en faveur de Joe Biden, lançant des attaques contre Donald Trump à moins de deux semaines de l’élection présidentielle américaine opposant l’actuel locataire républicain de la Maison blanche et l’ancien vice-président démocrate.

Barack Obama a effectué mercredi son premier meeting de campagne en faveur de Joe Biden, lançant des attaques contre Donald Trump à moins de deux semaines de l'élection présidentielle américaine entre l'actuel locataire républicain de la Maison blanche et l'ancien vice-président démocrate. /Photo prise le 21 octobre 2020/REUTERS/Kevin Lamarque

Il a livré ses critiques les plus cinglantes à ce jour à l’égard de son successeur à la présidence des Etats-Unis, en écho à celles formulées en août au soir de la nomination formelle de la sénatrice Kamala Harris comme colistière de Joe Biden.

S’exprimant lors d’une réunion en plein air à Philadelphie, la principale ville de Pennsylvanie, Barack Obama a dénoncé la rhétorique conflictuelle de Donald Trump, son bilan à la Maison blanche et son habitude de relayer sur Twitter des théories du complot.

“Avec Joe et Kamala à la barre, vous n’aurez pas besoin de penser aux choses folles prononcées chaque jour”, a-t-il dit. “Cela vaut beaucoup. Vous n’aurez pas besoin de vous disputer avec eux chaque jour. Cela ne sera pas aussi fatiguant”.

Celui qui demeure l’une des personnalités les plus appréciées des démocrates, après deux mandats à la Maison blanche, a critiqué la gestion par Donald Trump de la crise sanitaire du coronavirus, notant que l’actuel président avait lui-même été contaminé par le virus.

“Donald Trump ne va pas se mettre subitement à tous nos protéger. Il ne peut même pas adopter les mesures de base pour se protéger lui-même”, a déclaré Obama.

“Ce n’est pas un spectacle de télé-réalité. C’est la réalité”, a-t-il ajouté par ailleurs en référence au passé de Trump, qui fût à la tête d’une émission de télé-réalité. “Et nous autres avons dû vivre avec les conséquences de son incapacité à prendre ce travail au sérieux”.

L’intervention de Barack Obama comble le vide laissé par Joe Biden, qui a interrompu sa campagne depuis lundi et s’est enfermé avec ses conseillers dans sa maison du Delaware afin de préparer le deuxième et ultime débat avec Donald Trump jeudi soir à Nashville (Tennessee).

PRIORITÉ

Alors qu’un sondage Reuters/Ipsos publié lundi crédite Joe Biden d’une avance de quatre points de pourcentage sur Donald Trump dans les intentions de vote en Pennsylvanie, Barack Obama a prévenu les démocrates d’éviter toute complaisance. “Vous ne pouvez laisser aucun doute dans cette élection”, a-t-il dit, appelant à une participation massive.

Un nombre record d’électeurs ont voté par anticipation, avec plus de 42 millions de bulletins transmis par courrier ou en personne en amont du “jour J”, inquiets des risques sanitaires liés au coronavirus et voulant s’assurer que leur vote sera pris en compte.

Il y a quatre ans, Barack Obama avait pris part à un meeting en Pennsylvanie de la candidate démocrate de l’époque, Hillary Clinton, à la veille du scrutin. Donald Trump s’était finalement imposé de peu dans cet Etat, que l’équipe de campagne de Joe Biden considère comme une priorité.

En déplacement en Caroline du Nord dans la soirée, Donald Trump a brièvement mentionné Barack Obama, relevant que ce dernier avait soutenu en vain Hillary Clinton. “Personne n’a fait autant campagne qu’Obama pour la corrompue Hillary, non ?”, a-t-il dit.

Les sondages donnent Donald Trump et Joe Biden au coude à coude en Caroline du Nord, un autre Etat stratégique, où s’est rendue aussi Kamala Harris mercredi.

Donald Trump a dit voir dans les restrictions sanitaires imposées dans cet Etat un frein important pour l’économie locale et s’est plaint que les démocrates et la presse se focalisent sur l’épidémie de coronavirus. “Tout ce que vous entendez, c’est le COVID, le COVID”, a déclaré le président sortant. “Ils veulent flanquer la trouille à tout le monde”.

avec Joseph Ax, Jason Lange, John Whitesides et Lisa Shumaker; version française Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian

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