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International

Brexit: Le dialogue de sourds se poursuit entre Londres et Bruxelles

LONDRES/BRUXELLES (Reuters) - Boris Johnson a déclaré mardi qu’il n’y aurait plus de négociations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne sur leurs futures relations à défaut d’un “changement fondamental” de la position du bloc, qui continue de vouloir discuter.

Boris Johnson a déclaré mardi qu'il n'y aurait plus de négociations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne sur leurs futures relations à défaut d'un "changement fondamental" de la position du bloc, qui continue de vouloir discuter. /Photo prise le 1er février 2020/REUTERS/Simon Dawson

“Il a réaffirmé que l’UE avait effectivement mis fin à ces négociations en déclarant ne pas vouloir changer de position”, a rapporté son porte-parole à la suite d’un entretien téléphonique entre le dirigeant britannique et son homologue grec, Kyriakos Mitsotakis.

“Si l’UE change fondamentalement de position, alors le Royaume-Uni sera prêt à discuter sur cette nouvelle base”, a ajouté le porte-parole du Premier ministre britannique.

Le sous-secrétaire d’Etat britannique à l’Industrie, Nadhim Zahawi, avait déclaré auparavant que Londres ne voyait pas l’intérêt de continuer à négocier avec l’Union européenne tant qu’elle ne considérera pas le Royaume-Uni comme un Etat souverain.

“Nous essayons de conclure un accord” sur les futures relations commerciales entre les deux parties, mais l’UE doit “négocier avec nous en tant qu’Etat souverain”, a-t-il dit sur la chaîne Sky.

“Tant que vous n’aurez pas dit très clairement que vous êtes prêts à négocier avec nous d’égal à égal, comme avec un Etat souverain, il ne sert à rien de dire du bout des lèvres: ‘Nous allons intensifier’ les négociations”, a-t-il ajouté.

Après un week-end au cours duquel les deux camps se sont mutuellement rejeté la responsabilité d’un éventuel échec des négociations, Michel Barnier, le principal négociateur de l’UE sur le Brexit, et son homologue britannique, David Frost, avaient pourtant accepté lundi de travailler sur des textes juridiques - une demande de Londres - afin de relancer les pourparlers.

Les deux camps avaient même parlé d’une journée “constructive”.

“SITUATION INCHANGÉE”

Réagissant aux nouvelles annonces du gouvernement britannique, la Commission européenne a déclaré qu’elle était prête à continuer de négocier avec la Grande-Bretagne et a jugé “évident” que chaque camp doive accepter des compromis pour tenter de parvenir à un accord sur leurs futures relations.

“Nous restons prêts à négocier”, a déclaré un porte-parole de l’exécutif européen, Eric Mamer, lors d’un point presse quotidien à Bruxelles.

A l’issue d’un entretien téléphonique dans l’après-midi entre Michel Barnier et David Frost, la Grande-Bretagne a déclaré que la situation sur les discussions restait inchangée.

“David Frost et Michel Barnier ont eu une discussion constructive. La situation est restée identique à celle de la veille”, a dit un porte-parole de Boris Johnson.

Michel Barnier, de son côté, a déclaré que son message était le suivant: “Nous devons faire au mieux avec le peu de temps qui reste.”

Les négociations entre Londres et Bruxelles butent sur la pêche, les règles de libre concurrence et les questions de gouvernance, notamment les mécanismes de règlement des litiges.

Les deux camps doivent trouver un accord au plus vite pour qu’il puisse entrer en vigueur en janvier prochain alors que le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant une transition qui court jusqu’à la fin de l’année.

Guy Faulconbridge, Michael Holden et Marine Strauss, version française Jean-Philippe Lefief et Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault et Henri-Pierre André

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