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International

Trump remobilise ses troupes, qualifie le Dr Fauci de "catastrophe"

LAS VEGAS (Reuters) - A quinze jours de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, Donald Trump a tenté lundi de rassurer ses troupes, écartant l’importance de son retard dans les sondages sur son adversaire démocrate Joe Biden.

A quinze jours de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, Donald Trump a tenté lundi de rassurer ses troupes, écartant l'importance de son retard dans les sondages sur son adversaire démocrate Joe Biden. Le président américain s'en est également pris très durement au Dr Anthony Fauci (photo), de la cellule de crise mise en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, qu'il a qualifié de "catastrophe". /Photo prise le 30 juin 2020/REUTERS/Al Drago

“Nous allons gagner”, a-t-il dit lors d’une réunion à distance avec des volontaires de ses équipes de campagne. “Je ne vous aurais peut-être pas dit la même chose il y a deux ou trois semaines.”

Le président américain s’en est également pris très durement au Dr Anthony Fauci, de la cellule de crise mise en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, qu’il a qualifié de “catastrophe”.

“Si je l’écoutais, nous aurions 500.000 morts”, a-t-il affirmé lors de ces échanges que les journalistes ont pu suivre.

Depuis le début de la crise sanitaire, le président et le directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, en poste depuis 1984, entretiennent des relations houleuses sur les moyens de contrer l’épidémie responsable déjà de près 220.000 morts aux Etats-Unis.

L’immunologue s’est ouvertement plaint d’être cité dans une publicité électorale de l’équipe Trump et a déclaré dimanche soir sur CBS qu’il n’était pas surpris que le président des Etats-Unis ait contracté le virus.

Depuis son hôtel de Las Vegas avant deux meetings électoraux dans l’Arizona, Donald Trump a répliqué que les Américains en avaient assez des restrictions mises en oeuvre à des niveaux différents pour endiguer la propagation du coronavirus.

“Les gens sont fatigués, fatigués d’entendre Fauci et tous ces idiots”, a-t-il ajouté. “Fauci est un type bien, il est là depuis 500 ans”, a-t-il poursuivi.

Au-delà, Donald Trump, qui briguera un second mandat le 3 novembre, a remobilisé ses troupes, s’efforçant de dissiper les éventuels doutes sur ses chances de victoire que pourrait susciter la lecture des sondages, nationaux ou dans certains des “Swing States”, ces “Etats bascule” où se jouera l’issue de son duel face à Joe Biden.

DÉJÀ PRÈS DE 30 MILLIONS DE VOTES PAR ANTICIPATION

Donald Trump a même assuré qu’il se sentait en meilleure position pour l’emporter qu’il y a quatre ans, quand il avait battu la démocrate Hillary Clinton, déjouant la quasi-totalité des pronostics.

“Nous bénéficions d’un élan au moment précis où nous le souhaitions”, a dit son directeur de campagne, Bill Stepien, au cours de la même réunion.

A trois jours du second et dernier débat qui opposera jeudi à Nashville, dans le Tennessee, les deux candidats à la présidence, Jen O’Malley Dillon, directrice de campagne de Joe Biden, a appelé pour sa part les troupes démocrates à se garder de tout “excès d’optimisme”.

“L’étouffante vérité, c’est que Donald Trump peut encore gagner cette élection, et toutes les indications dont nous disposons montrent que la course va être très serrée”, écrit-elle dans une note adressée aux donateurs du candidat démocrate.

Pas moins de 29,6 millions d’électeurs ont déjà voté, soit par courrier soit dans des bureaux de vote ouverts en avance, dans 44 Etats et le district de Washington, d’après les dernières données diffusées par l’Elections Project de l’Université de Floride.

Il y a quatre ans, au même moment de la campagne, seuls 5,6 millions de suffrages avaient été exprimés par anticipation en faveur de Donald Trump ou d’Hillary Clinton. Au final et au total, 136,6 millions de voix avaient été enregistrées pour l’élection ayant abouti à la victoire du président républicain.

Le niveau record observé pour la présidentielle de cette année s’explique notamment par l’épidémie de coronavirus et le souci d’une bonne partie des électeurs d’éviter tout risque de contamination dans les bureaux de vote le jour du scrutin.

avec Steve Holland à Washington et Zachary Fagenson à Coral Gables, Floride; version française Henri-Pierre André

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