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International

Grèce et Chypre priées de patienter dans leur contentieux avec Ankara

BRUXELLES (Reuters) - L’Union européenne a prié la Grèce et Chypre de patienter dans leur contentieux avec Ankara malgré l’envoi ces derniers jours de navires turcs dans des eaux de Méditerranée orientale revendiquées par les trois pays.

L'Union européenne a prié la Grèce et Chypre de patienter dans leur contentieux avec Ankara malgré l'envoi ces derniers jours de navires turcs dans des eaux de Méditerranée orientale revendiquées par les trois pays. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis

Lors du Conseil européen de jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont réitéré leur soutien à la Grèce et à Chypre et leur volonté de ne céder en rien aux provocations de la Turquie, tout en prônant la poursuite d’un dialogue avec Ankara, a dit Emmanuel Macron à l’issue du sommet.

Deux semaines après avoir débattu de sanctions économiques contre la Turquie, l’Union européenne n’est pas parvenue jusqu’ici à convaincre le président Recep Tayyip Erdogan de mettre fin aux opérations d’exploration dans des zones contestées de Méditerranée orientale.

Cette semaine, le navire turc de prospection gazière Oruç Reis a été renvoyé au large d’une île grecque proche des côtes turques, une décision que les Vingt-Sept ont déplorée vendredi. Un autre navire opère dans la zone économique de Chypre.

Le gouvernement de Nicosie est également furieux de la réouverture partielle d’une station balnéaire par les autorités chypriotes turques, celle de Varosha, abandonnée dans un no man’s land depuis le conflit et la partition de l’île en 1974.

“Nous prévoyons un sommet en décembre. Et nous avons prévu d’évaluer la situation en Méditerranée orientale et en Turquie”, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel.

La France et l’Allemagne ont déclaré cette semaine que la Turquie n’avait que “quelques semaines” pour changer de position et cesser ses “provocations”, sans pour autant adresser à Ankara un ultimatum comme le réclamaient la Grèce et Chypre.

Le 2 octobre dernier, les dirigeants européens étaient convenus de donner à la Turquie jusqu’à début décembre avant d’envisager des sanctions économiques. L’Allemagne, qui préside actuellement l’UE et pilote les discussions diplomatiques avec Ankara, continue de vouloir donner une chance au dialogue.

“Nous sommes convenus que les récentes mesures unilatérales prises par la Turquie, qui sont à l’évidence des provocations, accentuent les tensions”, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. “C’est très regrettable.”

Mais, a-t-elle ajouté, “le développement de relations entre l’UE et la Turquie est dans l’intérêt des deux parties”.

Robin Emmott, version française Jean-Stéphane Brosse

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