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International

Le président du Kirghizistan démissionne après dix jours de troubles

Le président du Kirghizistan Sooronbaï Jeenbekov a démissionné jeudi après dix jours de troubles déclenchés par une élection contestée, assurant qu'il souhaitait ainsi éviter des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre. /Photo prise le 4 octobre 2020/Sultan Dosaliev/Service de presse de la présidence

BISHKEK (Reuters) - Le président du Kirghizistan Sooronbaï Jeenbekov a démissionné jeudi après dix jours de troubles déclenchés par une élection contestée, assurant qu’il souhaitait ainsi éviter des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Sa succession n’est pas à ce stade clairement établie. Si constitutionnellement, le président du parlement, Kanatbek Isaïev, est censé assumer les fonctions présidentielles, sa légitimité est elle-même contestée par les partisans du nouveau Premier ministre, Sadyr Zhaparov, un nationaliste récemment libéré de prison.

Le Kirghizistan, qui héberge une base aérienne militaire russe et sert de plaque tournante pour le commerce avec la Chine voisine, est en proie à des troubles depuis le 4 octobre, date d’une élection contestée qui a ensuite été annulée.

Petit pays d’Asie centrale et ancienne république soviétique à la frontière avec la Chine, le Kirghizistan connaît une instabilité politique depuis de nombreuses années, Sooronbaï Jeenbekov étant le troisième président a être renversé par un soulèvement populaire depuis 2005.

Olzhas Auyezov, version française Olivier Cherfan, édité par Jean-Michel Bélot

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