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Économie

Sanctions supplémentaires de Washington contre le secteur financier de l'Iran

Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions supplémentaires visant le secteur financier iranien, ciblant 18 banques avec l'objectif de restreindre davantage les sources de revenus de l'Iran, sur fond de pressions croissantes de Washington contre Téhéran en amont de l'élection présidentielle américaine. /Photo d'archives/REUTERS/Carlos Barria

WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions supplémentaires visant le secteur financier iranien, ciblant 18 banques avec l’objectif de restreindre davantage les sources de revenus de l’Iran, sur fond de pressions croissantes de Washington contre Téhéran en amont de l’élection présidentielle américaine.

Les mesures prévoient le gel des actifs aux Etats-Unis des entités figurant sur la “liste noire” de l’administration américaine et interdisent les Américains de faire affaire avec celles-ci, tout en prolongeant le champ des sanctions dites “secondaires” auxquelles s’exposent les tiers en cas d’échanges avec l’Iran - les banques étrangères risquent ainsi de perdre l’accès au marché et au système financier américains.

Dans un communiqué, le département américain du Trésor a indiqué que les interdictions ne s’appliquaient pas aux transactions concernant les produits agricoles, les biens alimentaires ou encore les médicaments, déclarant comprendre le besoin pour l’Iran de se procurer des produits humanitaires.

Toutefois le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé Washington de cibler la capacité de Téhéran à payer pour les produits de première nécessité durant la crise sanitaire du coronavirus.

“Le régime américain veut faire sauter les voies qu’il nous reste pour payer pour de la nourriture et des médicaments”, a dit Mohammad Javad Zarif sur Twitter. “Conspirer pour affamer une population est un crime contre l’humanité”, a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la banque centrale iranienne a pour sa part dénoncé le caractère politique des sanctions et minimisé leur impact réel. “Plutôt que d’avoir un effet économique quelconque, la mesure américaine est destinée à de la propagande domestique aux Etats-Unis et à des fins politiques”, a déclaré Abdolnaser Hemmati dans un communiqué.

Daphne Psaledakis et Arshad Mohammed, avec Humeyra Pamuk; version française Jean Terzian

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