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International

Un complot visant à enlever la gouverneure du Michigan déjoué, treize arrestations

WILTON, Connecticut (Reuters) - Treize personnes, dont sept membres d’une milice, les Wolverine Watchmen, ont été arrêtées pour avoir projeté d’enlever la gouverneure démocrate du Michigan et d’attaquer le Capitole de Lansing, la capitale de l’Etat, ont annoncé jeudi les procureurs.

Treize personnes, dont sept membres d'une milice, les Wolverine Watchmen, ont été arrêtées pour avoir projeté d'enlever la gouverneure démocrate du Michigan et d'attaquer le Capitole de Lansing, la capitale de l'Etat, ont annoncé jeudi les procureurs. /Photo prise le 20 mai 2020/REUTERS/Rebecca Cook

Le groupe prévoyait d’enlever Gretchen Whitmer, cible fréquente de Donald Trump, avant l’élection présidentielle du 3 novembre, précise la plainte déposée auprès d’une cour fédérale du Michigan.

Les conspirateurs ont également pensé un temps prendre d’assaut le siège des pouvoirs exécutifs et législatifs du Michigan mais ont finalement abandonné l’idée, se concentrant sur un enlèvement de la gouverneure.

Lors d’une conférence de presse, Gretchen Whitmer a accusé Donald Trump d’encourager les groupes extrémistes comme les Wolverine Watchmen, prenant comme exemple le refus du président américain de condamner les suprémacistes blancs lors du débat l’ayant opposé à Joe Biden le 29 septembre dernier.

“Quand nos dirigeants rencontrent, encouragent, fraternisent avec des ‘terroristes de l’intérieur’, ils légitiment leurs actions et ils s’en rendent complices”, a-t-elle déclaré.

A Washington, la porte-parole de la Maison blanche, Kayleigh McEnany, a rejeté ses propos, ajoutant que le président Trump condamnait la haine sous toutes ses formes. “La gouverneure Whitmer sème la division en répandant ces allégatons exotiques”, a-t-elle dit dans un communiqué.

Gretchen Whitmer, à rebours de la politique prônée par l’administration Trump face à la progression de l’épidémie de coronavirus, a multiplié les initiatives pour favoriser la distanciation sociale, s’attirant les foudres du président républicain.

“Libérez le Michigan”, avait tweeté Donald Trump le 17 avril dernier.

A plusieurs reprises depuis, des manifestations ont visé la gouverneure Whitmer. Le 30 avril, treize jours après le tweet de Trump, des hommes, armés pour certains, avaient même pénétré à l’intérieur du Capitole de Lansing pour protester contre la volonté de la dirigeante démocrate de prolonger les mesures d’urgence prises contre l’épidémie.

Ces derniers mois, dans le contexte de polarisation extrême de la société américaine, des notes relatives à la sécurité intérieure ont mis en garde contre la menace que pourraient représenter des groupes extrémistes violents.

Andrew Birge, procureur fédéral dans le Michigan, a précisé que le FBI avait été mis en alerte sur cette affaire par des échanges repérés sur les réseaux sociaux. Une partie des suspects risquent la réclusion criminelle à perpétuité, a-t-il précisé.

Les Wolverine Watchmen, qui recrutent depuis novembre 2019 via Facebook, sont l’un de ces groupes armés hostiles au gouvernement fédéral dont les membres, d’après les documents judiciaires, s’entraînent au maniement des armes à feu pour se préparer à un soulèvement contre le pouvoir fédéral et à ce que la milice considère comme une guerre civile.

Nathan Layne avec Gabriella Borter à New York, Ted Hesson et Mark Hosenball à Washington et Karen Pierog à Chicago; version française Camille Raynaud, édité par Henri-Pierre André

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