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International

Les services de sécurité craignent des troubles

Des extrémistes locaux pourraient tenter de passer à l'acte à l'approche de la présidentielle américaine du 3 novembre, qui exacerbe des tensions déjà vives en raison des manifestations antiracistes et des campagnes étrangères de désinformation, estiment le FBI et le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS). /Photo d'archives/REUTERS/Keith Bedford

WASHINGTON (Reuters) - Des extrémistes locaux pourraient tenter de passer à l’acte à l’approche de la présidentielle américaine du 3 novembre, qui exacerbe des tensions déjà vives en raison des manifestations antiracistes et des campagnes étrangères de désinformation, estiment le FBI et le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS).

Les mises en gardes des deux instances sont jusqu’ici restées confidentielles, mais le département de la Sécurité intérieure du New Jersey a pris la décision inhabituelle d’en faire publiquement état dans un rapport diffusé la semaine dernière sur son site web.

“Il y a un cocktail détonant de facteurs rarement vu dans l’histoire de l’Amérique et, si tel a déjà été le cas, cela remonte à des décennies, voire des siècles”, a déclaré Jared Maples, directeur du New Jersey Office of Homeland Security and Preparedness, qui a publié l’avertissement.

Les manifestations de ces derniers mois à travers tout le pays contre les injustices raciales et les violences policières ont été en grande partie pacifiques, mais certaines ont donné lieu à de violents affrontements, notamment entre extrémistes de droite et de gauche.

Outre ces manifestations, la polarisation déjà très marquée du débat politique s’est aggravée avec la crise économique due au coronavirus, qui a entraîné des millions de suppressions d’emploi.

Donald Trump, qui doute ouvertement de la légitimité du scrutin en raison du vote par correspondance, a refusé la semaine dernière de s’engager à céder le pouvoir sans contestation en cas de défaite, ce qui n’a pas contribué à l’apaisement.

Dans une note datée du 17 août, le DHS estime que des extrémistes politiques “pourraient se mobiliser rapidement” pour fomenter des troubles électoraux. Selon lui, la menace émane en particulier des suprémacistes blancs et d’autres délinquants isolés ayant leur “propre idéologie”.

Ted Hesson et Mark Hosenball à Washington, Kristina Cooke à Los Angeles, version française Jean-Philippe Lefief

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