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International

Jordanie : Dissolution du Parlement en vue d'élections en novembre

Le roi Abdallah (photo) de Jordanie a dissous le Parlement dimanche, ouvrant la voie à des élections en novembre dans un contexte de mécontentement populaire croissant face à la détérioration de la vie économique et aux restrictions des libertés publiques liées aux lois d'urgence. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

AMMAN (Reuters) - Le roi Abdallah de Jordanie a dissous le Parlement dimanche, ouvrant la voie à des élections en novembre dans un contexte de mécontentement populaire croissant face à la détérioration de la vie économique et aux restrictions des libertés publiques liées aux lois d’urgence.

En vertu des règles constitutionnelles, le gouvernement doit démissionner dans un délai d’une semaine.

En juillet, la commission électorale jordanienne a fixé au 10 novembre la date des élections législatives après un appel du monarque à la tenue de scrutins dans tout le pays à la fin du mandat de quatre ans du Parlement.

Le roi a publié un édit royal ordonnant la dissolution du Parlement à compter de dimanche. L’assemblée comprend 130 législateurs, principalement des fonctionnaires tribaux pro-gouvernementaux, des hommes d’affaires et d’anciens responsables de la sécurité.

Cette décision sera probablement suivie d’un remaniement plus large du gouvernement pour répondre à la montée des tensions liées aux difficultés économiques du pays, aggravées par le coronavirus et des faits présumés de corruption.

L’économie jordanienne, qui devrait reculer de 6% cette année, traverse sa pire crise depuis longtemps alors que la pandémie aggrave le chômage et la pauvreté.

Les autorités ont arrêté des centaines d’enseignants militants après avoir dissous leur syndicat dirigé par l’opposition en juillet dernier et ont détenu des dizaines de dissidents en raison de leurs critiques sur les réseaux sociaux.

Le roi Abdallah a nommé le Premier ministre Omar al Razzaz à l’été 2018 pour désamorcer les plus grandes manifestations depuis des années contre les augmentations d’impôts décidées à la demande du Fonds monétaire international (FMI) pour réduire l’importante dette publique du pays.

Version française Benjamin Mallet

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