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International

Le journaliste algérien Drareni condamné à deux ans de prison

ALGER (Reuters) - Le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné mardi par une cour d’appel à deux ans de prison ferme pour atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation à un attroupement non armé.

Cette lourde peine infligée au correspondant de Reporters sans frontières (RSF) en Algérie est le reflet, selon les groupes de défense des droits de l’homme, du durcissement des autorités qui veulent à tout prix éviter un nouveau mouvement de contestation similaire à celui qui a conduit à la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019.

RSF a dénoncé une décision “absurde et arbitraire” et annoncé que plusieurs grandes villes françaises, dont Paris dès mardi soir, allaient afficher des bâches de soutien au reporter sur le fronton de leurs mairies.

Khaled Drareni avait été condamné en première instance à trois ans de prison le mois dernier.

Le journaliste, qui a couvert pendant plus d’un an les manifestations hebdomadaires du “Hirak” contre le pouvoir en place, a été arrêté en mars dernier.

Ces manifestations ont dû être suspendues en raison de la pandémie de coronavirus mais certains activistes appellent à les reprendre quand les mesures de confinement auront été levées.

Les manifestants du “Hirak” réclament le départ de l’élite au pouvoir soutenue par l’armée et son remplacement par une nouvelle génération de dirigeants.

La cour d’appel d’Alger a également confirmé la condamnation à quatre mois de prison chacun de deux animateurs du “Hirak”, Amir Benlarbi et Slimane Hamitouche, pour incitation à un attroupement non armé.

version française Jean-Stéphane Brosse

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