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International

Après les EAU, Bahreïn normalise à son tour ses relations avec Israël

WASHINGTON (Reuters) - Bahreïn et Israël ont conclu un accord de normalisation de leurs relations, annoncent vendredi les dirigeants des deux Etats et le président américain Donald Trump dans un communiqué commun, suivant en cela la décision annoncée fin août par les Emirats arabes unis (EAU) qui avait provoqué une vague de réprobation dans certaines parties du monde arabo-musulman.

En photo, Jared, Kushner, Haut conseiller du président des États-Unis, et Hamad ben Issa Al Khalifa, le souverain de Bahreïn. Bahreïn et Israël ont conclu un accord de normalisation de leurs relations, annoncent vendredi les dirigeants des deux Etats et le président américain Donald Trump dans un communiqué commun, suivant en cela la décision annoncée fin août par les Emirats arabes unis (EAU) qui avait provoqué une vague de réprobation dans certaines parties du monde arabo-musulman. /Photo prise le 1er septembre 2020/Bahrain News Agency/REUTERS

“C’est une étape historique en direction de la paix au Moyen-Orient. L’ouverture d’un dialogue direct sur la création de liens entre ces deux sociétés dynamiques et économies développées va permettre de confirmer la transformation du Moyen-Orient et accroître la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région”, est-il écrit dans ce communiqué.

Le président américain, Donald Trump, qui s’est chargé d’annoncer l’accord sur Twitter, a évoqué devant la presse un “jour historique” et s’est dit convaincu que d’autres pays en feraient autant.

La Maison blanche doit accueillir le 15 septembre une cérémonie officialisant le rapprochement entre Israël et les EAU et le communiqué publié vendredi annonce que le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, y assistera au côté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du chef de la diplomatie émiratie, Abdullah Bin Zayed Al Nahyan.

En Iran, un pays qui entretient des relations compliquées avec le Bahreïn comme avec les EAU, l’annonce a été qualifiée de “grande trahison”.

“Les dirigeants imprudents des EAU, du Bahreïn ne doivent pas faciliter les projets des sionistes. Ils doivent tirer les leçons de l’histoire. Demain, il sera déjà trop tard !”, a écrit sur Twitter Hossein Amir-Abdollahian, un haut responsable du régime.

En Cisjordanie et à Gaza, la démarche du Bahreïn a également été déplorée par une classe politique qui redoute une marginalisation de la cause palestinienne.

“Les dirigeants palestiniens rejettent la décision prise par le royaume de Bahreïn et l’appellent à y renoncer immédiatement en raison de l’atteinte qu’elle constitue contre les droits inaliénables du peuple palestinien”, dit un communiqué de l’OLP.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à laquelle appartient le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a tenté mercredi de faire condamner par la Ligue arabe le rapprochement entre Israël et les EAU, en vain.

Pour le Hamas, qui administre la bande de Gaza, la démarche du royaume de Bahreïn est une atteinte à la cause palestinienne et constitue un soutien à l’occupation israélienne.

Susan Heavey; version française Nicolas Delame

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