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L'opposante biélorusse Kolesnikova dit avoir été menacée de mort par les forces de sécurité

L'opposante Maria Kolesnikova (photo), détenue à Minsk pour atteinte à la sûreté de l'Etat, a transmis jeudi un communiqué dans lequel elle déclare que des agents des services de sécurité ont mis de force un sac sur sa tête et menacé de l'exécuter lorsqu'ils ont tenté de l'expulser hors du territoire /Image diffusée le 30 août 2020/REUTERS/Tut.By

MOSCOU (Reuters) - L’opposante Maria Kolesnikova, détenue à Minsk pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a transmis jeudi un communiqué dans lequel elle déclare que des agents des services de sécurité ont mis de force un sac sur sa tête et menacé de l’exécuter lorsqu’ils ont tenté de l’expulser hors du territoire.

“Il m’a été spécifié en particulier que si je ne quittais pas volontairement la république de Biélorussie, je serais de toute façon expulsée, vivante ou en morceaux”, écrit-elle. “On m’a aussi menacée de m’emprisonner 25 ans.”

Sa déclaration a été relayée par le site d’information biélorusse TuT.By qui cite l’avocate de l’opposante.

Figure de l’opposition biélorusse et du mouvement de contestation sans précédent déclenché par l’annonce de la réélection du président Alexandre Loukachenko, le 9 août dernier, Maria Kolesnikova a été enlevée lundi par des hommes cagoulés.

Elle a dû déchirer son passeport pour échapper à son expulsion forcée vers l’Ukraine, rapportait mardi l’agence de presse Interfax Ukraine.

Son avocate a ajouté jeudi que l’opposante voulait intenter une action en justice contre les autorités, notamment le KGB (service de sécurité), pour le traitement qui lui a été infligé.

Un autre opposant, Maxime Znak, a lui aussi été arrêté. Ses partisans disent qu’il a été enlevé mercredi par des hommes masqués en civil.

La commission d’enquête nationale a confirmé leur détention, ajoutant qu’ils étaient tous deux soupçonnés d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Candidate malheureuse au scrutin du 9 août, Svetlana Tsikhanouskaïa s’est réfugiée pour sa part en Lituanie dans les tout premiers jours du mouvement de contestation.

Mark Trevelyan; version française Henri-Pierre André

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