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International

La Grèce ne peut pas dialoguer avec la Turquie "sous la menace d'une arme"

L'Union européenne doit imposer des sanctions "significatives" à la Turquie à moins qu'Ankara ne mette fin à sa présence maritime en Méditerranée orientale, plaide le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (photo). /Photo prise le 26 août 2020/REUTERS/Costas Baltas

ATHENES (Reuters) - L’Union européenne doit imposer des sanctions “significatives” à la Turquie à moins qu’Ankara ne mette fin à sa présence maritime en Méditerranée orientale, plaide le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans une tribune publiée jeudi.

Les tensions récurrentes entre la Grèce et la Turquie se focalisent ces derniers temps sur la délimitation des frontières maritimes dans ce secteur de la mer Méditerranée. Le dossier sera au coeur du sommet des pays du sud de l’Union européenne que la France organise ce jeudi à Ajaccio.

“Nous avons besoin d’un dialogue, mais pas sous la menace d’une arme”, écrit Kyriakos Mitsotakis.

“Ce qui menace la sécurité et la stabilité de mon pays menace le bien-être et la sécurité de tous les Etats membres de l’UE”, poursuit le chef du gouvernement grec dans cette tribune publiée par le Frankfurter Allgemeine Zeitung en Allemagne, Le Monde en France et le Times de Londres.

“Si l’UE veut exercer un véritable pouvoir géopolitique, elle ne peut tout simplement pas se permettre d’apaiser une Turquie belligérante.”

Le sommet Med7 des pays du sud de l’UE, auquel le Premier ministre grec participe dans la journée, doit permettre de “faire progresser le consensus sur la relation de l’Union européenne avec la Turquie, en vue notamment du Conseil européen des 24-25 septembre qui y sera consacré”, indiquait-on en début de semaine à l’Elysée.

Michele Kambas; version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Michel Bélot

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