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International

L'opposante biélorusse Tsikhanouskaïa en appelle à l'aide de l'Onu

L'opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa (photo) a demandé vendredi aux Nations unis de condamner la répression orchestrée par Alexandre Loukachenko contre les manifestants qui dénoncent les conditions dans lesquelles il a été réélu à la présidence, le 9 août dernier. /Photo prise le 4 septembre 2020/REUTERS/Ints Kalnins

WASHINGTON (Reuters) - L’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa a demandé vendredi aux Nations unis de condamner la répression orchestrée par Alexandre Loukachenko contre les manifestants qui dénoncent les conditions dans lesquelles il a été réélu à la présidence, le 9 août dernier.

S’exprimant en visioconférence devant les membres du Conseil de sécurité, l’ex-candidate de l’opposition a également prié l’Onu d’envoyer une mission d’observation dans l’ancienne république soviétique.

Elle souhaite aussi que la Commission des droits de l’Homme de l’Onu organise une session spéciale consacrée à la situation dans son pays.

“Nous, le peuple biélorusse, nous avons besoin de l’aide des Nations unies afin de mettre un terme aux violations flagrantes des droits humains et au mépris cynique opposé à la dignité humaine”, a-t-elle dit.

C’est la première fois que Svetlana Tsikhanouskaïa, qui s’est réfugiée en Lituanie dans les tout premiers jours du mouvement de contestation, se prononce pour une “internationalisation” de la crise politique sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de Loukachenko, en 1994.

“Nous demandons aux Nations unies de condamner l’usage d’une force excessive par les services de sécurité biélorusses contre les manifestants”, a-t-elle poursuivi lors de cette séance informelle du Conseil de sécurité.

Deux des membres permanents du Conseil, la Russie et la Chine, qui jouissent d’un droit de veto, ont exprimé leur opposition à tout intervention extérieure dans les affaires intérieures de la Biélorussie.

“Les tentatives visant à internationaliser la situation en Biélorussie ne peuvent qu’aggraver les choses”, a déclaré Dmitri Polianski, ambassadeur adjoint de la Russie à l’Onu.

Jonathan Landay et David Brunnstrom avec Andrius Sytas à Vilnius; version française Henri-Pierre André

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