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International

Biden en visite à Kenosha, s'entretient avec Jacob Blake

KENOSHA, Wisconsin (Reuters) - Joe Biden s’est placé jeudi au coeur du tumulte sur les discriminations raciales et les violences policières aux Etats-Unis, rencontrant des habitants de Kenosha et s’entretenant par téléphone avec l’homme afro-américain grièvement blessé par un policier le mois dernier dans la ville du Wisconsin.

Joe Biden s'est placé jeudi au coeur du tumulte sur les discriminations raciales et les violences policières aux Etats-Unis, rencontrant des habitants de Kenosha et s'entretenant par téléphone avec l'homme afro-américain grièvement blessé par un policier le mois dernier dans la ville du Wisconsin. /Photo prise le 3 septembre 2020/REUTERS/Kevin Lamarque

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle de novembre s’est rendu à Kenosha, où des manifestations parfois violentes sont survenues depuis qu’un policier blanc a tiré à plusieurs reprises dans le dos de Jacob Blake le 23 août, deux jours après la visite de Donald Trump.

Marquant un contraste avec le ton du président sortant, Joe Biden s’est entretenu en privé avec la famille Blake à l’aéroport de Milwaukee et a échangé par téléphone pendant 15 minutes avec Jacob Blake, qui est hospitalisé.

Donald Trump s’était lui déplacé dans le Wisconsin avec la volonté d’afficher son soutien à la police. Il ne s’est entretenu ni avec Jacob Blake, ni avec la famille de celui-ci.

Après son arrivée dans une église de Kenosha, Joe Biden, à l’attitude austère et muni d’un masque pour se protéger du coronavirus, a écouté les témoignages d’élus locaux, de propriétaires de commerces et de membres des forces de l’ordre.

Il a condamné les dégâts causés dans la ville. “Peu importe à quel point vous êtes en colère, si vous pillez ou vous incendiez, vous devez être tenu pour responsable”, a dit l’ancien vice-président. “Cela ne peut pas être toléré”.

Mais Joe Biden a aussi salué le mouvement Black Lives Matter, déclarant que Donald Trump n’avait pas réussi à retourner l’opinion publique contre les manifestants. Trump a refusé de condamner les violences de ses partisans et défendu l’adolescent de 17 ans qui a tué deux personnes avec un fusil d’assaut lors de troubles durant les manifestations.

Avec cette visite, Joe Biden a mis en exergue un changement de stratégie, après avoir la plupart du temps évité de voyager loin du Delaware où il réside du fait de la crise sanitaire. C’était la première fois de sa campagne qu’il se rendait dans une des villes où se focalisent ces derniers mois les tensions entre manifestants et forces de l’ordre.

Depuis la fin mai et la mort de George Floyd lors de son interpellation par des policiers de Minneapolis, dans le Minnesota, la question des violences policières et du racisme est devenue centrale dans la campagne présidentielle.

Le Wisconsin est l’un des Etats décisifs où se jouera l’issue du scrutin du 3 novembre. Les sondages placent Donald Trump derrière Joe Biden dans le Wisconsin, et le président sortant s’est fait une priorité de reprendre la main.

En 2016, Donald Trump y avait devancé Hillary Clinton de 23.000 voix sur quelque trois millions de suffrages exprimés.

Jarrett Renshaw à Kenosha et James Oliphant à Washington; version française Henri-Pierre André et Jean Terzian

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