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International

Liban: La crise humanitaire ne doit pas occulter l'urgence politique, dit Le Drian

La crise humanitaire due à l'explosion survenue le 4 août dans le port de Beyrouth et l'aggravation de l'épidémie de COVID-19 ne doivent pas occulter l’urgence de la situation politique au Liban, a estimé mardi le chef de la diplomatie française Jean-Yves le Drian. /Photo prise le 29 juillet 2020/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - La crise humanitaire due à l’explosion survenue le 4 août dans le port de Beyrouth et l’aggravation de l’épidémie de COVID-19 ne doivent pas occulter l’urgence de la situation politique au Liban, a estimé mardi le chef de la diplomatie française.

La catastrophe due, selon le gouvernement libanais, à la dégradation de 2.000 tonnes de nitrate d’ammonium entreposées depuis des années dans le port, a fait 186 morts et 6.000 blessés.

“Il ne faudrait pas, malgré sa gravité, que l’urgence humanitaire occulte l’urgence politique et que l’on se dise: ‘On va reconstruire, on va faire tout ça, mais le reste, on oublie’”, a déclaré Jean-Yves le Drian, qui s’exprimait à Marseille, à l’occasion du lancement de l’opération humanitaire “Un bateau pour le Liban” de la Fondation CMA-CGM France.

La France “est soucieuse de la gravité de cette crise politique, sociale, économique, - la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté -, il y a un manque de liquidités, il y a une crise énergétique, il y a des interrogations sur la manière dont le pays peut être gouverné demain”, a-t-il poursuivi.

“Nous souhaitons que ce moment permette aux autorités libanaises, aux responsables libanais, de faire le sursaut nécessaire pour qu’un gouvernement de mission engage les réformes indispensables que tout le monde connait (...) C’est ce que le président de la République a indiqué aux responsables politiques libanais il y a quelques jours”, a-t-il poursuivi, rappelant qu’Emmanuel Macron s’était rendu récemment au Liban et qu’il y retournerait bientôt.

Le chef de l’Etat y est attendu le 1er septembre. Selon une source diplomatique, il cherche à convaincre les autorités libanaises de former un gouvernement d’experts à même de réformer et de restaurer la confiance de ses concitoyens comme celle des donateurs.

“Je pense qu’il y a une prise de conscience et nous sommes prêts à aider, mais nous n’allons pas prendre la place des responsables libanais”, a-t-on ajouté.

John Irish, édité par Jean-Philippe Lefief

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