for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
International

Iran: La demande américaine de "snapback" classée à l'Onu

La présidence indonésienne du Conseil de sécurité de l'Onu a annoncé mardi ne "pas être en mesure" de donner suite à la plainte des Etats-Unis, qui réclament le rétablissement des sanctions internationales à l'encontre de l'Iran, en raison de l'absence de consensus sur le sujet. /Photo d'archives/REUTERS/Carlo Allegri

NEW YORK (Reuters) - La présidence indonésienne du Conseil de sécurité de l’Onu a annoncé mardi ne “pas être en mesure” de donner suite à la plainte des Etats-Unis, qui réclament le rétablissement des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran, en raison de l’absence de consensus sur le sujet.

Treize membres du conseil se sont prononcés vendredi contre cette démarche, selon eux non avenue dans la mesure où elle s’appuie sur une disposition de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 que Washington a dénoncé trois ans plus tard.

L’ambassadeur indonésien à l’Onu, Dian Triansyah Djani, qui préside le conseil en août, a annoncé son classement sans suite en réponse à une question de la Russie et de la Chine, lors d’une réunion consacrée à la situation au Moyen-Orient.

“Permettez-moi juste de clarifier les choses: l’administration Trump ne craint pas le moins du monde d’agir seule sur cette question”, a répliqué Kelly Craft, représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu. “Je regrette seulement que d’autres membres de ce conseil se soient égarés et se retrouvent maintenant en compagnie de terroristes.”

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a invoqué jeudi le mécanisme dit de “snapback” qui prévoit le rétablissement automatique des sanctions dans les 30 jours en cas de non respect des dispositions de l’accord de 2015.

Vassili Nebenzia, ambassadeur de Russie à l’Onu, a invité Washington à renoncer à cette démarche “non seulement illégale, mais qui ne mènera tout simplement pas au résultat souhaité par les Etats-Unis”.

“Cela signifie qu’il n’y a PAS DE SNAPBACK”, écrit son adjoint Dimitri Polianski, sur Twitter.

Selon un porte-parole de la délégation américaine à l’Onu, la démarche américaine s’appuie “sur des bases juridiques solides” et “le fait que certains membres du conseil aient exprimé leur désaccord” n’y change rien.

Les Etats-Unis se disent toujours en mesure de lancer la procédure dans la mesure où la résolution du Conseil de sécurité qui consacre l’accord de 2015 les mentionne toujours en tant que partie prenante.

Michelle Nichols, version française Jean-Philippe Lefief

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up