for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
International

Macron et Merkel affichent leurs convergences face aux crises de l'été

PARIS (Reuters) - De la Biélorussie au Mali en passant par la Méditerranée orientale, le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ont affiché leurs convergences jeudi à l’issue d’un entretien dans la résidence d’été du chef de l’Etat français.

De la Biélorussie au Mali en passant par la Méditerranée orientale, le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ont affiché leurs convergences jeudi à l'issue d'un entretien dans la résidence d'été du chef de l'Etat français. /Photo prise le 20 août 2020/REUTERS/Christophe Simon

Reçue pour la première fois au Fort de Brégançon (Var), la dirigeante allemande s’est entretenue pendant plus de deux heures avec son hôte sur les nombreuses crises du moment, qui appellent, ont-ils dit, des réponses concertées et complémentaires de leur part, alors que l’Allemagne assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.

Un mois après l’accord trouvé au Conseil européen sur le déblocage de 750 milliards d’euros qui permettront de financer des plans d’aide nationaux dans un contexte économique plombé par la pandémie liée au coronavirus, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de lancer de “grands projets franco-allemands”.

Au chapitre international, les deux dirigeants ont évoqué les tensions en Méditerranée orientale, où les ambitions territoriales d’Ankara ont provoqué une crise avec la Grèce et l’Union européenne.

Alors que Berlin observe une ligne moins dure que celle de Paris à l’égard du président turc Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron a évoqué les rôles “complémentaires” de la France et de l’Allemagne, relevant la double nécessité de “préserver la souveraineté européenne” et la stabilité régionale.

“Nos approches n’ont pas toujours été les mêmes dans les modalités mais elles ont toujours été convergentes dans la volonté de faire de la Méditerranée orientale un espace de liberté, de respect du droit international, de stabilité”, a-t-il dit.

Sur un autre dossier brûlant aux portes de l’Europe, Emmanuel Macron a estimé que l’Union européenne pourrait jouer un rôle de médiation en Biélorussie, secouée par des manifestations depuis la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.

PARIS ET BERLIN PRETS A ACCUEILLIR L’OPPOSANT RUSSE NAVALNY

Il a souhaité que le dialogue entre les autorités, l’opposition et la société civile “puisse être mis en place par les Biélorusses eux-mêmes, mais l’Union européenne se tient prête néanmoins à accompagner celui-ci”. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) peut aussi jouer un rôle, a-t-il estimé.

Président et chancelière se sont par ailleurs tous deux dits disposés à accueillir l’opposant russe Alexeï Navalny, plongé dans le coma après un possible empoisonnement.

“Il est nécessaire de faire toute la clarté sur ce qui est arrivé”, a insisté Angela Merkel.

Au chapitre africain, les deux dirigeants ont de nouveau condamné le coup d’Etat qui a écarté le président Ibrahim Boubacar Keita du pouvoir au Mali et rappelé que l’armée française et ses partenaires n’étaient engagés au Sahel qu’à la demande des pays de la région.

“Rien ne doit nous divertir de la lutte contre les djihadistes”, a dit le chef de l’Etat, alors que l’opération militaire Barkhane se poursuit au Mali.

Cette actualité diplomatique chargée n’a pas empêché les deux dirigeants de rappeler que des équipes de leurs pays respectifs, le PSG et le Bayern Munich, se retrouveraient dimanche en finale de la Ligue des champions. Un match “que nous regarderons chacun devant nos postes de télévision”, a dit le président dans un sourire.

Elizabeth Pineau, avec Tangi Salun, édité par Jean-Michel Bélot

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up