July 10, 2020 / 5:59 PM / a month ago

Nouvelle manifestation contre le président malien, la police tire des coups de feu

Les opposants au président malien Ibrahim Boubacar Keïta (photo) ont de nouveau manifesté vendredi à Bamako et la police a tiré des coups de feu et lancé des gazs lacrimogènes afin de déloger les manifestants qui occupaient le siège de la chaîne de télévision publique et le Parlement. /Photo prise le 30 juin 2020/REUTERS/Ludovic Marin

BAMAKO (Reuters) - Les opposants au président malien Ibrahim Boubacar Keïta ont de nouveau manifesté vendredi à Bamako et la police a tiré des coups de feu et lancé des gazs lacrimogènes afin de déloger les manifestants qui occupaient le siège de la chaîne de télévision publique et le Parlement.

Selon deux sources, au moins une personne a été tuée à l’extérieur du bâtiment de l’Assemblée nationale.

La télévision d’Etat malienne ORTM a dû interrompre ses émissions alors que des centaines de manifestants se sont introduits dans le bâtiment.

Les manifestants, qui appellent à la démission du président, ont également tenté de s’emparer de deux ponts importants de la ville de Bamako.

Ils ont aussi jeté des pierres sur l’Assemblée nationale et ont brisé sa façade de verre, avant de saccager et incendier certaines parties du bâtiment.

Des vidéos diffusées sur les médias sociaux montraient un incendie à l’extérieur du bâtiment et des manifestants s’enfuyant avec ce qui ressemblait à des fichiers, des ordinateurs, des meubles et d’autres objets. L’authenticité des vidéos n’a pas pu être vérifiée par Reuters.

Des coups de feu ont été entendus à proximité de l’Assemblée nationale et du bâtiment de l’ORTM, a déclaré un témoin à Reuters. D’autres groupes de manifestants se battaient avec la police le long d’un pont principal et dans les quartiers environnants.

Le Mali traverse une période de tensions depuis les élections législatives de mars dernier qui aggrave une situation déjà délicate compte tenu de la présence de djihadistes.

Ibrahim Boubacar Keïta, réélu pour cinq ans en 2018, s’est dit “ouvert” mercredi à la formation d’un gouvernement d’union nationale et à la dissolution de l’Assemblée à condition qu’elle ne provoque pas une nouvelle crise, mais ses opposants ont rejeté ces concessions et réclament sa démission.

Tiemoko Diallo; version française Henri-Pierre André et Blandine Hénault

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