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International

Incidents à Belgrade lors de manifestations contre le reconfinement

BELGRADE (Reuters) - Des heurts ont opposé mercredi la police serbe à des milliers de manifestants rassemblés pour la deuxième journée consécutive devant le Parlement de Belgrade pour réclamer le départ du président Aleksandar Vucic et protester contre un projet de reconfinement du pays face à un rebond de l’épidémie due au nouveau coronavirus.

Des heurts ont opposé mercredi la police serbe à des milliers de manifestants rassemblés pour la deuxième journée consécutive devant le Parlement de Belgrade pour réclamer le départ du président Aleksandar Vucic et protester contre un projet de reconfinement du pays face à un rebond de l'épidémie due au nouveau coronavirus. /Photo prise le 8 juillet 2020/REUTERS/Marko Djurica

Les policiers en tenue antiémeute ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène après avoir été visés par des jets de pierres et de fusées d’artifice.

La veille, des violences avaient déjà éclaté devant le siège du Parlement lors d’une manifestation organisée pour dénoncer la volonté du président Vucic de rétablir un couvre-feu à Belgrade à partir de ce week-end. La police a fait état de 43 policiers et 17 manifestants blessés.

Mercredi, le chef de l’Etat a annoncé qu’il avait finalement demandé au gouvernement et aux autorités sanitaires de ne pas le mettre en oeuvre, tout en précisant que l’exécutif présenterait un nouvel ensemble de restrictions jeudi.

La Serbie, pays de 7 millions d’habitants, a enregistré 17.076 cas de contamination au nouveau coronavirus SARS-CoV-2 et 341 décès. Les autorités sanitaires avertissent que les hôpitaux tournent à pleines capacités et que le personnel est épuisé.

Le nombre de nouveaux cas s’est élevé à 357 mercredi, contre 299 mardi.

“Il n’y a pas de lits disponibles dans les hôpitaux, nous allons ouvrir de nouveaux hôpitaux”, a déclaré Aleksandar Vucic lors d’une allocution télévisée.

Il a accusé des groupes d’extrême droite et des “agents régionaux du renseignement”, sans plus de détails, d’avoir orchestré des émeutes pour “affaiblir la position de la Serbie”.

Ses adversaires accusent le gouvernement d’être à l’origine de ce rebond d’infections en raison de sa décision d’autoriser à nouveau les matches de football, les fêtes religieuses, les rassemblements privés et d’organiser les élections législatives du 21 juin dernier.

Le gouvernement explique ce rebond par le non-respect des mesures barrières, notamment dans les discothèques.

Aleksandar Vasovic et Ivana Sekularac; version française Jean-Stéphane Brosse

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