July 6, 2020 / 12:03 PM / a month ago

Hong Kong: Pas de manuels scolaires contraires à la loi sécuritaire

Bibliothèque centrale de Hong Kong. Les écoles de Hong Kong ne devraient pas fournir d’ouvrages qui violent la nouvelle loi sur la sécurité nationale, à moins qu'elles ne l'utilisent pour enseigner "de façon positive" le sujet aux élèves, a déclaré lundi le ministère de l'Education de la région administrative spéciale. /Photo prise le 6 juillet 2020/REUTERS/Tyrone Siu

HONG KONG (Reuters) - Les écoles de Hong Kong ne devraient pas fournir d’ouvrages qui violent la nouvelle loi sur la sécurité nationale, à moins qu’elles ne l’utilisent pour enseigner “de façon positive” le sujet aux élèves, a déclaré lundi le ministère de l’Education de la région administrative spéciale.

La nouvelle législation, qui est entrée en vigueur la semaine dernière, est destinée à lutter contre la subversion, le terrorisme, le séparatisme et la collusion avec des forces étrangères à Hong Kong.

Les critiques la considèrent comme un outil de répression qui servira contre les détracteurs du gouvernement. Les responsables de Hong Kong et de Pékin insistent sur le fait que les libertés de la ville restent intactes et que la loi ne fait que combler des “lacunes” en matière de sécurité nationale.

Malgré ces assurances, les bibliothèques publiques ont retiré de leurs rayons certains livres écrits par des militants et prodémocrates le temps de savoir s’ils violaient la loi ou non.

Dans un communiqué envoyé à Reuters, le ministère de l’Education a déclaré que les écoles étaient les gardiennes de leurs ressources pédagogiques et de leur gestion, et que les enseignants devraient vérifier “tout le matériel pédagogique, y compris les livres”.

Lors d’une visite dans une bibliothèque publique, des journalistes de Reuters ont pu voir que des livres traitant de l’indépendance de Hong Kong, un tabou pour la Chine, et les livres du dissident politique chinois Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix, étaient encore disponibles.

“C’est très arbitraire”, a déclaré Fu King-wa, professeur associé à l’Université de Hong Kong, qui étudie les médias sociaux chinois et le contrôle de l’information par la Chine.

Selon lui, le public ne doit pas s’attendre à des critères clairs ou à une justification de la censure, qui, selon lui, va probablement s’étendre au secteur numérique.

Marius Zaharia; version française Laura Marchioro, édité par Jean-Stéphane Brosse

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