June 24, 2020 / 5:54 AM / 2 months ago

Trump en Arizona pour vanter son "mur" sur fond de poussée épidémique

PHOENIX, Arizona (Reuters) - Le président américain Donald Trump a tenté mardi de tirer parti des récentes manifestations en promettant d’empêcher “la populace de gauche” de plonger les Etats-Unis dans le chaos.

Trois jours après son premier meeting de campagne depuis le début de la crise du coronavirus, qui a attiré moins de spectateurs qu'attendus à Tulsa, Trump a profité de son passage à Phoenix dans l'Arizona pour tenir un discours ayant comme thème principal l'ordre public. /Photo prise le 23 juin 2020/REUTERS/Carlos Barria

Trois jours après son premier meeting de campagne depuis le début de la crise du coronavirus, qui a attiré moins de spectateurs qu’attendus à Tulsa, Trump a profité de son passage à Phoenix dans l’Arizona pour tenir un discours ayant comme thème principal l’ordre public.

Trump a fait référence aux manifestants qui ont essayé de faire tomber la statue d’Andrew Jackson lundi soir, ainsi qu’à ceux revendiquant une “zone autonome” à Seattle, citant ces exemples comme raisons pour sa réélection.

“Ce n’est pas le comportement d’un mouvement politique pacifique. C’est le comportements des régimes totalitaires, des dictateurs, de ceux qui n’aiment pas notre pays”, a-t-il dit.

Il y a quatre ans, le président républicain l’avait emporté de peu dans cet Etat du sud, avec moins de 100.000 voix d’avance sur la démocrate Hillary Clinton.

Les derniers sondages réalisés en vue de la présidentielle du 3 novembre, où il tentera de décrocher un second mandat à la Maison blanche, le donnent derrière son futur rival démocrate, l’ex-vice-président Joe Biden.

La sénatrice républicaine sortante, Martha McSally, y est également devancée par le candidat démocrate, Mark Kelly.

Donald Trump a d’abord inauguré le 200e mile du mur érigé à la frontière avec le Mexique, un des moteurs de sa victoire en 2016. “Mon administration en a fait plus que tout autre administration dans notre Histoire pour sécuriser notre frontière Sud”, a-t-il dit lors d’une table ronde à Yuma avec des représentants des forces de l’ordre et de la police des frontières.

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que le président américain se rend dans l’Arizona.

Il arrive alors que l’Etat, où les mesures de confinement à domicile ont été levées le 15 mai par le gouverneur républicain Doug Ducey, a enregistré ce mardi une progression record de l’épidémie de coronavirus, avec plus de 3.500 cas supplémentaires en 24 heures.

Les nombres de patients hospitalisés, de malades en réanimation et de malades placés sous respirateur artificiel y sont également au plus haut.

Et les services de santé approchent de la saturation. D’après les données de l’Etat, 84% des lits dans les services de réanimation sont aujourd’hui occupés.

“Une fois de plus, au lieu de s’atteler au dur labeur nécessaire pour résoudre la crise de santé publique et la crise économique auxquelles l’Amérique est confrontée, Donald Trump reste focalisé sur son ‘mur’ onéreux, inefficace et inutile à notre frontière Sud”, a commenté Joe Biden dans un communiqué.

Andrew Hay et Lisa Shumaker à Chicago, Jeff Mason et Steve Holland; version française Henri-Pierre André et Camille Raynaud

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